• Archives de la Catégorie Non classé
  • Histoire : le grand hiver 1709

    L’hiver 1708-1709 est resté dans la mémoire collective comme « Le grand hiver » auquel il convient de se référer en cas d’hiver très froid. Pourquoi cet hiver a-t-il marqué durablement les esprits ? Quel était le contexte socio-économique et politique de l’époque ? Nos questions à l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie.

    Météo-France : L’hiver 1708-1709 a-t-il vraiment été particulièrement rigoureux ?

    E. Le Roy Ladurie : Il a en tout cas été marqué par des périodes de froid exceptionnelles, pour autant que les données de l’époque nous permettent d’en juger. Au cours du XVIIe siècle, les premiers appareils de mesure de la température, apparus vers 1567, se sont perfectionnés et leur usage s’est répandu progressivement. Ainsi, pour 1709, on dispose de séries de mesures, notamment à Paris où le mathématicien et physicien Philippe de la Hire les consigne plusieurs fois par jour dans des « journaux » conservés à l’Observatoire de Paris. Le médecin et botaniste français Louis Morin établit pour sa part des relevés de températures, conservés à la bibliothèque de l’Institut, trois ou quatre fois par jour, du 1er février 1665 au 13 juillet 1716. Cependant, à l’époque, le point de référence pour le 0°C, la valeur intrinsèque du degré, le type de thermomètre, les conditions de mesure et d’étalonnage… sont loin d’être définis. Les données brutes dont nous disposons doivent donc être « retravaillées » pour pouvoir être comparées aux mesures actuelles. Elles sont cependant cohérentes entre elles et avec les nombreux témoignages écrits dont on dispose. Elles confirment qu’un froid exceptionnel a régné certains jours, notamment le 6 janvier 1709. Mieux encore, elles mettent en évidence des alternances de périodes douces et de froid intense entre octobre 1708 et avril 1709.

    Déclaration du roi sur l'ouverture d'ateliers publics en août 1709

    Les travaux de Jean-Pierre Legrand et de Maxime Le Goff, chercheurs au CNRS, sur les mesures de Louis Morin, donnent une idée plus précise du froid qui a sévi. La vague de froid qui démarre le 6 janvier 1709 s’étend sur onze jours avec des valeurs minimales entre -15°C et -18°C à l’exception du 17 janvier où elle n’est que de -7,5°C. Le dégel s’amorce le 24, avant une nouvelle vague de froid, du 4 au 10 février avec des températures minimales de l’ordre de -5°C. Les températures remontent ensuite de manière spectaculaire pour atteindre 12°C avant de rechuter entre le 21 février et le 3 mars avec un minimum de 13,5°C le 24 février. Les observations de Louis Morin sont extrêmement complètes, puisqu’il indiquait également la pression (alors mesurée en pouces et en lignes) ainsi que le vent. On identifie ainsi des périodes anticycloniques associées à un vent d’est ou d’est-nord-est soutenu, qui sont sensiblement en phase avec le début des périodes les plus froides.

    L’historien Marcel Lachiver a, pour sa part, en confrontant les témoignages oraux et les mesures disponibles à Paris, Montpellier, Bordeaux et Marseille, identifié sept vagues de froid successives. Il insiste sur le caractère extrêmement délétère pour la végétation de ces alternances de périodes de douceur et de grand froid.

    Météo-France : Que nous apprennent les récits de l’époque ?

    Gravure tirée du cabinet de Mr Le Brun

    E. Le Roy Ladurie : Les témoignages écrits abondent dans les paroisses, les villes, les hôpitaux et à la Cour de Louis XIV. Le Duc de Saint-Simon qui, d’ordinaire s’attache plutôt à dépeindre la vie à Versailles, souligne, à plusieurs reprises, le caractère exceptionnel de l’hiver 1709 avec, par exemple, mention des rivières solides jusqu’à leur embouchure et [des] bords de mer capables de porter des charrettes. Pour donner une idée de l’intensité du froid, il précise que l’eau de la reine de Hongrie, les élixirs les plus forts et les liqueurs les plus spiritueuses cassèrent leurs bouteilles. Il insiste sur les pertes subies en matière d’arbres fruitiers y compris la vigne, sur la cherté du pain en accusant le contrôleur général des finances, Nicolas Desmarets, de couvrir les spéculateurs. Il raconte aussi comment la décision de semer de l’orge pour remplacer les blés d’hiver détruits permit d’éviter la famine. Les émeutes de subsistance sont commentées plusieurs fois dans ses écrits. Saint-Simon ne résiste pas au plaisir de nous conter la mésaventure de Monseigneur (le fils aîné de Louis XIV) dont le carrosse est assailli…par des femmes en grand nombre, criant du pain, alors qu’il se rendait à l’Opéra, et qui, du coup, n’osa plus se rendre à Paris. Le mémorialiste fait également état de la triste condition des Armées du roi : les officiers particuliers mouraient de faim avec leurs équipages. Dans La clef du cabinet de mars 1709, qui ne traite habituellement que de politique étrangère, on trouve, outre une chronologie précise de l’arrivé du froid sur le royaume, cette mention : Il est mort partout une infinité de personnes de tout sexe & tout âge, principalement des enfants & des vieillards, parmi ceux qui n’avaient pas les commodités de se garantir contre un froid si extraordinaire, on a trouvé des familles entières mortes de froid…

    Plus près du peuple, les registres paroissiaux abondent en descriptions apocalyptiques de la période. Ils insistent sur les difficultés à procéder aux enterrements mais ne manquent pas d’insister sur les œuvres de charité organisées pour subvenir à la détresse des plus pauvres, notamment les distributions des potages par les dames les plus aisées.

    Météo-France : Quelles en ont été les conséquences démographiques ?

    E. Le Roy Ladurie : Le nombre de décès liées à la crise de 1709 avoisine 600 000. Selon M. Lachiver, environ 100 000 personnes seraient mortes du froid au premier trimestre 2009, 200 000 personnes seraient ensuite décédées suite à la malnutrition jusqu’à l’automne 1709. On enregistre 300 000 décès liés aux épidémies (dysenterie, typhoïde, typhus, scorbut …) particulièrement meurtrières sur des individus sous alimentés jusqu’en 1710. Toutes les tranches de la population ne sont pas également touchées : les plus pauvres, les enfants et les plus âgés sont les plus vulnérables.

    Ces chiffres, bien que très élevés, ne sont cependant pas comparables à ceux observés en 1693-1694. Sur cette période, les historiens s’accordent pour évaluer à plus de 1. 300 000, le bilan d’une hécatombe due à des récoltes catastrophiques en lien avec un printemps 1693 très pluvieux et un échaudage à l’été qui ruinent les moissons alors que celles de 1692 étaient déjà déficitaires.

    Météo-France : Que fait Louis XIV face à cette situation exceptionnelle ?

    Le secours du potage à Paris pendant la famine de 1709

    E. Le Roy Ladurie : En 1709, la France est en guerre depuis février 1701 pour la succession d’Espagne et la situation économique du pays est loin d’être florissante. Cependant, le pouvoir politique, qui avait été pratiquement sans réaction lors de la crise de 1693-1694, prend des mesures : interdiction d’exporter du blé (décembre 1708), autorisation de resemer de l’orge (avril 1709), recensement des stocks de céréales (avril 1709), contrôles visant à freiner la spéculation, châtiments exemplaires pour les contrevenants, expulsion des mendiants étrangers à la ville, contributions spéciales pour des bureaux de bienfaisance ou des comités de charité, distribution de soupes, ouverture d’ateliers publics…

    Le pays va cependant connaître plusieurs émeutes de la faim à Paris et surtout en province, dès février 1709 et ce jusqu’à la fin de l’été. Jean Nicolas en dénombre 10 en février, 28 en mars, 57 en avril, 49 en mai, avant que leur nombre ne décroisse progressivement. Il insiste sur le fait qu’elles sont particulièrement violentes en province comme à Reims, Tours, Toulouse, Rouen, Caen, Saint-Flour…Les femmes, qui protestent contre le prix exhorbitant du pain, sont souvent en première ligne et la répression qui s’abat sur les manifestants ne les épargne pas. Une ouvrière en soie est ainsi pendue en représailles sur la place du grand marché à Tours. À Paris, les émeutes sont, paradoxalement, moins violentes, à l’exception de celle d’août 1709, où les autorités se retrouvent incapables de gérer l’affluence de volontaires pour effectuer des travaux de terrassement en échange de pain.

    Portrait de Saint-Simon en 1728 (détail)

    D’après Saint-Simon, le Roi semble avoir été affecté par les Placards affichés dans Paris et les pamphlets qui se multiplient. Pour autant, son principal souci semble avoir été d’arrêter une guerre qu’il n’a plus les moyens de continuer. Son « Appel au Peuple », lu, en juin 1709, dans les Églises, et par lequel il justifie sa décision de poursuivre la guerre et sollicite le soutien des Français, traduit les limites de la monarchie absolue qu’incarnait jusqu’alors Louis XIV.

    Météo-France : Pourquoi cet hiver a-t-il marqué la mémoire collective ?

    E. Le Roy Ladurie : Cela peut paraître étonnant, car, il y a eu des hivers tout aussi sévères, voire plus, avant et après, d’un strict point de vue climatologique (températures, nombre de jours de gelée…). Citons, par exemple, les grands hivers du bas Moyen-Âge (1315, 1420,…) mais aussi celui de1788-1789 où on enregistre le record historique du nombre de jours de gelée à Paris (86 jours de décembre 1788 à février 1789), les hivers 1829-1830, 1879-1880, 1916-1917, ou plus près de nous ceux de 1956 et 1963.

    Pour autant, l’hiver 1708-1709 est resté dans la mémoire collective. Il a été abondamment décrit et étudié. Il intervient dans un contexte de guerre qui a appauvri la France et les Français. Les grands hivers qui suivront lui sont toujours comparés. Peut-être parce qu’il signe la fin des grandes mortalités : après 1709, les décès se compteront en milliers ou en centaines, plutôt qu’en centaines de milliers.


  • Faites vos prévisions météo vous même :-)

    Nos aïeux s’en servaient pour « prévoir le temps » et adapter les périodes de semailles et de récoltes. Ils sont nés de l’intérêt pour la météo, mais attention, ils ne sont pas à prendre au pied et à la lettre même si certains d’entre eux ont une part de vérité…

    Dictons de Janvier

    1 | « Jour de l’an beau, mois d’août très chaud. »

    2 | « Autant de bonnes journées en janvier, autant de mauvaises en mai. »

    3 | « Sainte-Geneviève ne sort point, si Saint-Marcel ne la rejoint. »

    4 | « De Sainte-Pharaïlde la chaleur, c’est la colère et notre malheur. »

    5 | « À la Saint-Gerlac le temps froid et serein, l’année sera bonne c’est certain. »

    6 | « Si le soir du jour des Rois, beaucoup d’étoiles tu vois, auras sécheresse en été, et beaucoup d’oeufs au poulailler. »

    7 | « S’il gèle à la Saint-Raymond, l’hiver est encore long. »

    8 | « Au jour de Sainte-Gudule, le jour croît, mais le froid ne recule. »

    9 | « Pour Saint-Adrien, le froid nous revient. »

    10 | « Beau temps à la Saint-Guillaume, donne plus de blé que de chaume. »

    11 | « Entre le 10 et le 20 janvier, les plus contents sont les drapiers. »

    12 | « Les douze premiers jours de janvier, indiquent le temps qu’il fera les douze mois de l’année. »

    13 | « Soleil au jour de Saint-Hilaire, rentre du bois pour ton hiver. »

    14 | « Soleil de Ste-Nina, pour un long hiver rentre ton bois. »

    15 | « S’il gèle à la Saint-Maur, la moitié de l’hiver est dehors. »

    16 | « À la saint Honorat, rarement soleil il y a. »

    17 | « À Saint-Antoine grande froidure, à Saint-Laurent grands chauds ne durent. »

    18 | « Neige à Ste-Prisca, la belle année que voilà. »

    19 | « Janvier de glace fait le point, février, qui passe, le rompt. »

    20 | « À la Saint-Sébastien, l’hiver reprend, ou se casse les dents. »

    21 | « Jour de Sainte-Agnès, jamais trop de froid ne laisse. »

    22 | « À la Saint-Vincent, tout dégèle ou tout fend. »

    23 | « Sécheresse de janvier, richesse de fermier. »

    24 | « Neige de St-Babylas, bien souvent on s’en lasse. »

    25 | « Soleil de St-Priest, abondance de millet. »

    26 | « Ste-Paule sec et beau, remplit greniers et tonneaux. »

    27 | « Beau temps à la Saint-Julien, promet abondance de biens. »

    28 | « À la saint Thomas, le froid n’est jamais loin. »

    29 | « S’il gèle à la Saint-Sulpice, le printemps sera propice. »

    30 | « Prend garde à la Sainte-Martine, car souvent l’hiver se mutine. »

    31 | « À la saint Pierre, l’hiver s’en va ou se resserre. »

    Dictons de Février

    1 | « La veille de la chandeleur, l’hiver se passe ou prend vigueur. »

    2 | « Rosée à la Chandeleur, hiver à sa dernière heure. »

    3 | « S’il ne pleut ou ne neige pour Saint-Blaise, en mars le froid en prendra à son aise. »

    4 | « Le lendemain de Saint-Blaise, souvent l’hiver s’apaise, mais si vigueur il reprend, pour longtemps on s’en ressent. »

    5 | « Si pour la Sainte-Agathe il pleut, le maïs croit au mieux. »

    6 | « À la Sainte-Dorothée, la plus forte neigée. »

    7 | « Si février est chaud, croyez bien, sans défaut, que par cette aventure, pâques aura sa froidure. »

    8 | « Été de la Saint-Jean, quelques jours cléments. »

    9 | « À la Sainte-Apolline, présage certain, l’hiver s’achemine, ou touche à sa fin. »

    10 | « Gels matinaux de Saint Arnaud, l’hiver remonte au créneau. »

    11 | « Séverin et ses coquins, font tout geler sur leur chemin. »

    12 | « Si le soleil luit pour Sainte-Eulalie, pommes et cidre à la folie. »

    13 | « De Sainte-Béatrice la nuée Assure six semaines mouillées. »

    14 | « À la Saint-Valentin, tous les vents sont marins. »

    15 | « À la Saint-Claude, regarde ton seau, tu ne le verras pas plus haut. »

    16 | « S’il neige à la Saint-Onésime, la récolte est à l’abîme. »

    17 | « Fossés pleins en février, abondance dans les greniers. »

    18 | « À la Sainte-Bernadette, souvent le soleil est de la fête. »

    19 | « La nouvelle lune de février, sert, pour l’année, de calendrier. »

    20 | « Pluie de février, emplit les greniers. »

    21 | « À la Saint-Pierre Damien, l’hiver reprend ou s’éteint. »

    22 | « Le temps qu’il fait le jour de la Sainte-Isabelle, dure jusqu’aux Rameaux. »

    23 | « À la Saint-Florent, l’hiver s’en va ou reprend. »

    24 | « En février, si au soleil ton chat tend sa peau, en mars, il l’exposera au fourneau. »

    25 | « Vent fort à la saint Nestor, bon vin à la saint Marcellin. »

    26 | « Quand il tonne en février, il faut monter les tonneaux au grenier. »

    27 | « Gelée du jour Sainte-Honorine, rend toute la vallée chagrine. »

    28 | « Beau ciel à la Saint-Romain, il y aura des denrées et du bon vin. »

    29 | « L’année bissextile soyez fin, semez du chanvre au lieu du lin. »

    Dictons de Mars

    1 | « Quand il pleut à la Saint-Aubin, l’eau est plus chère que le vin. »

    2 | « À la Saint-Joavan dans nos pays, les pies commencent leur nid. »

    3 | « A Sainte-Cunégonde le tonnerre, annonce un deuxième hiver. »

    4 | « De St-Casimir la douceur, fait peur aux jardiniers et aux laboureurs. »

    5 | « À la Saint-Adrien, froidure ne gèle que les nains. »

    6 | « Au jour de Sainte-Colette, commence à chanter l’alouette. »

    7 | « Le jour de la Sainte-Félicité se voit venir avec gaieté. Car, on l’a toujours remarqué, c’est le plus beau jour de l’année. »

    8 | « En mars, les vaches au pré, si ce n’est pour manger, c’est pour s’y gratter. »

    9 | « S’il gèle aux 40 Martyrs, il gèlera encore 40 nuits au pire. »

    10 | « Pluie de mars grandit l’herbette, et souvent annonce disette. »

    11 | « Bon rédeux à Saint-Euloge, voit les jeunes lapins à l’auge. »

    12 | « Le jour de Saint-Pol, l’hiver se romp le col. »

    13 | « En mars, vent ou pluie, que chacun veille sur lui. »

    14 | « Pluie de Sainte-Mahaut, n’est jamais trop. »

    15 | « À la mi-mars, le coucou est dans l’épinard. »

    16 | « Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés. »

    17 | « Quand il fait doux à la Saint-Patrice, de leurs trous sortent les écrevisses. »

    18 | « Brouillard en mars, gelée en mai. »

    19 | « À la Saint-Joseph beau temps, promesse de bon an. »

    20 | « La vigne me dit : En mars me lie, en mars me taille, en mars, il faut qu’on me travaille. »

    21 | « Quand, au printemps, la lune est claire, peu de noix espère, si la lune est trouble, la noix redouble. »

    22 | « Le mois de mars doit être sec, avril humide et mai frisquet, pour que juin tienne ce qu’il promet. »

    23 | « S’il pleut à la Saint-Victorien, on ne ramassera que du foin. »

    24 | « S’il gèle au vingt-quatre mars, les poiriers diminuent d’un quart. »

    25 | « S’il gèle le 25 mars, pas de grain ni de vin. »

    26 | « En mars autant de gelées, En avril autant de poussées. »

    27 | « Le soleil de mars donne des rhumes tenaces. »

    28 | « À la Saint-Gontran si la température est belle, arrivent les premières hirondelles. »

    29 | « Quand mars bien mouillé sera, bien des fruits tu cueilleras. »

    30 | « Souvent, la Saint-Amédée, est de mars la plus belle journée. »

    31 | « À la Saint-Benjamin, le mauvais temps prend fin. »

    Dictons d’Avril

    1 | « Pluie de Saint-Hugues à Sainte-Sophie, remplit granges et fournils. »

    2 | « Si les quatre premiers jours d’avril sont venteux, il y en aura pour quarante jours. »

    3 | « Comme est fait le 3, est fait le mois. »

    4 | « À la Saint-Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et chenu, mais le pommier sera nu. »

    5 | « Avril entrant comme un agneau, s’en retourne comme un taureau. »

    6 | « Au jour de Saint-Prudence, s’il fait du vent, les moutons dansent. »

    7 | « En avril, le sureau doit fleurir, sinon, le paysan va souffrir. »

    8 | « Mars gris, avril pluvieux, font l’an fertile et plantureux. »

    9 | « En avril, ne te découvre pas d’un fil, en mai, fais ce qu’il te plaît. »

    10 | « Souvent à Saint-Macaire, reviennent les giboulées d’hiver. »

    11 | « S’il gèle à la Saint-Stanislas, on aura deux jours de glace. »

    12 | « À la Saint-Jules, mauvais temps, n’est pas installé pour longtemps. »

    13 | « Avril frais et mai chaud, remplissent les granges jusqu’en haut. »

    14 | « Si Saint-Lambert est pluvieux, suivent neuf jours dangereux. »

    15 | « Quand à Saint-Paterne arrive la saison, la chaleur vient pour de bon. »

    16 | « Saint-Drogon pluvieux, an fromenteux. »

    17 | « Beau temps à la Saint-Anicet, est l’annonce d’un bel été. »

    18 | « Avril fait la fleur, mai en a l’honneur. »

    19 | « Saint-Ursmar prend, la dernière neige de l’an. »

    20 | « À Saint-Théodore, fleurit chaque bouton d’or. »

    21 | « Tel temps à la Saint-Anselme, tel temps pendant une semaine. »

    22 | « Pluie le jour de Sainte-Opportune, ni cerises, ni prunes. »

    23 | « Quand il pleut le jour de Saint-Georges, sur cent cerises, on a quatorze. »

    24 | « Entre Georges (23 avril) et Marquet (25 avril), un jour de l’hiver se met. »

    25 | « Saint-Marc mouillé au petit jour, c’est de la pluie pour tout le jour. »

    26 | « Saint-Clet (ou Anaclet) ferme la porte aux derniers pois. »

    27 | « À la Sainte-Zita, le froid ne dure pas. »

    28 | « À la Saint-Vital, pluie et gel font tout le mal. »

    29 | « Caprices d’avril font tomber les fleurs, et trembler les laboureurs. »

    30 | « Saint-Eutrope mouillé, cerises estropiées. »

    Dictons de Mai

    1 | « De la pluie le premier jour de mai, ote aux fourrages de la qualité. »

    2 | « Pluie de mai grandit l’herbette, mais c’est signe de disette. »

    3 | « Lorsqu’il pleut le 3 mai, point de noix au noyer. »

    4 | « Rosée de mai, fait tout beau ou tout laid. »

    5 | « Le temps de Sainte-Judith va durer jusqu’au dix. »

    6 | « S’il pleut à la petite Saint-Jean, toute l’année s’en ressent, jusqu’à la grande Saint-Jean. »

    7 | « Plus mai est chaud, plus l’an vaut. »

    8 | « À la Saint-Désiré, tu peux découvrir ton nez. »

    9 | « Brouillard de mai et chaleur de juin, amènent la moisson à point. »

    10 | « À la Sainte-Solange, on sème les haricots. »

    11 | « Les saints de glace. les trois saints au sang de navet, Pancrace, Mamert et Servais, sont bien nommés les saints de glace, Mamert, Servais et Pancrace. »

    12 | « Saint-Mamert, Saint-Servais, Saint-Pancrace, de leur passage laissent souvent trace. »

    13 | « Avant Saint-Servais, point d’été. »

    14 | « Saint-Matthias casse la glace, s’il n’en trouve pas il faut qu’il en fasse. »

    15 | « À la Sainte-Denise, le froid n’en fait plus à sa guise. »

    16 | « À la Saint-Honoré, s’il fait gelée, le vin diminue de moitié. »

    17 | « S’il tonne au jour de Saint-Pascal, sans grêle, ce n’est pas un mal. »

    18 | « À Saint-Félix, tous les lilas sont fleuris. »

    19 | « À la Saint-Yves, le beau temps arrive. »

    20 | « Brouillard de mai, chaleur de juin, amènent la moisson à point. »

    21 | « Quand la vigne est en fleur à la Saint-Thiébault, il n’y a ni biens ni maux. »

    22 | « À la Sainte-Julie, le soleil ne quitte pas son lit. »

    23 | « À la Saint-Didier, soleil orgueilleux, nous annonce un été joyeux. »

    24 | « Lorsqu’il pleut à la Saint-Donatien, c’est de la pluie pour le mois qui vient. »

    25 | « S’il pleut à la saint Urbain, c’est quarante jours de pluie en chemi. »

    26 | « Quand il pleut à la Saint-Philippe, le pauvre n’a pas besoin du riche. »

    27 | « À la Saint-Hildevert, est mort tout arbre qui n’est point vert. »

    28 | « Soleil de Saint-Germain, nous promet du bon vin. »

    29 | « Le jour de Saint-Maximin, s’embaume le jasmin. »

    30 | « Celui qui s’allège avant le mois de mai, certainement ne sait pas ce qu’il fait. »

    31 | « S’il pleut à la Sainte-Pétronille, pendant quarante jours elle trempe ses guenilles. »

    Dictons de Juin

    1 | « Pluie de Saint-Révérien, belles avoines, maigre foin. »

    2 | « Saint-Marcellin, bon pour l’eau, bon pour le vin. »

    3 | « À Sainte-Clotilde, de fleur en buisson, abeille butine à foison. »

    4 | « En juin, brume obscure, trois jours seulement dure. »

    5 | « Qui en juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien. »

    6 | « Les bains que prend Saint-Norbert, inondent toute la terre. »

    7 | « Juin froid et pluvieux, tout l’an sera grincheux. »

    8 | « S’il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint-Barnabé, ne vienne l’arrêter. »

    9 | « Juin fait pousser le lin, et juillet le rend fin. »

    10 | « À la saint Landry, s’il tonne, restera vide la tonne. »

    11 | « À la Saint-Barnabé, fauche ton pré. »

    12 | « Pluie de saint Guy, c’est tout l’an qui rit. »

    13 | « A la Saint-Antoine de Padoue, toujours de temps doux. »

    14 | « À Saint-Rufin, cerises à plein jardin. »

    15 | « S’il pleut le quinze juin, il n’y a pas de raisin. »

    16 | « Pluie de Saint-Aurélien, bel avoine et mauvais foin. »

    17 | « Soleil à la Saint-Hervé, fait présager d’un bel été. »

    18 | « Pluie de Saint-Léonce, pour trente jours s’annonce. »

    19 | « Saint-Gervais, quand il est beau, tire Médard et Barnabé de l’eau. »

    20 | « Pluie d’orage à la Saint-Sylvère, c’est beaucoup de vin dans le verre. »

    21 | « Été bien doux, hiver en courroux. »

    22 | « À la Saint-Alban, on peut poser ses vêtements. »

    23 | « Le sage dit qu’à la Sainte-Audrey, mieux vaut suer que grelotter. »

    24 | « Eau de Saint-Jean, peu de vin et pas de froment. »

    25 | « Le jour de la Saint-Prosper, n’oublie pas de fumer la terre. »

    26 | « En juin trop de pluie, le jardinier s’ennuie. »

    27 | « Temps de la Saint-Fernand, chaleur et soleil riant. »

    28 | « Le jour de la Saint-Irénée, c’est l’un des plus beaux de l’année. »

    29 | « Saint-Pierre et Paul pluvieux, est pour trente jours dangereux. »

    30 | « Quand Saint-Pierre laisse de la pluie à Saint-Martial, Saint-Martial donne des essaims autant qu’il en faut. »

    Dictons de Juillet

    1 | « S’il pleut à la saint Calais, il pleut quarante jours après. »

    2 | « La pluie de la Visitation tombe six semaines sur la maison. »

    3 | « À Saint-Anatole, confitures dans la casserole. »

    4 | « Pour la Sainte-Berthe, se cueille l’amande verte. »

    5 | « Si le début de juillet est pluvieux, le restant du mois sera douteux. »

    6 | « Jamais, en juillet, sécheresse n’a causé la moindre détresse. »

    7 | « Quand à Saint-Raoul le soleil brille, c’est le moissonneur qui grille. »

    8 | « À la Saint-Edgar, on entend du coucou le dernier chant. »

    9 | « Avec Sainte-Procule, arrive la canicule. »

    10 | « Pluie du dix juillet, mouille sept fois, du moissonneur le bonnet. »

    11 | « Rosée du jour de Saint-Savin, est, dit-on, rosée de vin. »

    12 | « Juillet, orage de nuit, peu de mal, mais que de bruit. »

    13 | « À Saint-Henri, suée, mauvaise moissonnée. »

    14 | « Pluie du matin, en juillet est bonne au vin. »

    15 | « Juillet sans orage, famine au village. »

    16 | « Qui veut bon navet, le sème en juillet. »

    17 | « À Saint-Alexis, foin occis. »

    18 | « À la Saint-Frédéric, tout est vert, tout est nids, plantes, bêtes et gens, tous sourient. »

    19 | « À la Saint-Arsène, met au sec tes graines. »

    20 | « À la Sainte-Marguerite, forte pluie est maudite. »

    21 | « Quand il pleut à la Saint-Victor, la récolte n’est pas d’or. »

    22 | « Sainte-Madeleine pluie amène. Si elle ne dure pas longtemps, elle remplit le grenier de froment. »

    23 | « Nuages de la Sainte-Brigitte, par le soleil sont chassés vite. »

    24 | « À la Sainte-Christine, les blés perdent leurs racines. »

    25 | « Si Saint-Jacques est serein, l’hiver sera dur et chagrin. »

    26 | « Pour la sainte Anne, s’il pleut, trente jours seront pluvieux. »

    27 | « Les Sept Dormants redressent le temps. »

    28 | « Si le jour de Saint-Samson, le pinson est au buisson, tu peux, bon vigneron, défoncer ton poinçon. »

    29 | « Mauvais temps le jour de Sainte-Marthe, n’est rien, car il faut qu’il parte. »

    30 | « À la Sainte-Juliette, l’été est en fête. »

    31 | « Au jour de Saint-Ignace, moissonne quelque temps qu’il fasse. »

    Dictons d’Août

    1 | « S’il pleut au premier août, pas de regain du tout. »

    2 | « À la Saint-Eusèbe, au plus tard, fais battre la gerbe. »

    3 | « Il faut cueillir les choux, l’un des trois premiers jours d’août. »

    4 | « Quand août est bon, abondance à la maison. »

    5 | « À Saint-Abel, faites vos confitures de mirabelles. »

    6 | « Si le vent souffle le 6 août, le blé sera cher toute l’année. S’il ne souffle pas, il sera bon marché. »

    7 | « En août, de l’aube au soir, on n’a qu’une heure pour s’asseoir. »

    8 | « À la Saint-Dominique, te plains pas si le soleil pique. »

    9 | « Ce qu’août ne mûrit pas, ce n’est pas septembre qui le fera. »

    10 | « Froidure à la Saint-Laurent, froidure à la Saint-Vincent. »

    11 | « Si, le jour de Sainte-Claire, la journée est chaude et claire, comptez sur les fruits à couteau, à coup sûr ils seront beaux. »

    12 | « S’il pleut à la sainte Clarisse, c’est souvent comme vache qui pisse. »

    13 | « S’il pleut le jour de Sainte-Radegonde, la misère s’abat sur le monde. »

    14 | « Temps trop beau en août, annonce hiver en courroux. »

    15 | « Au 15 août, gros nuages en l’air, c’est la neige pour l’hiver. »

    16 | « À la Saint-Roch, grande chaleur prépare vin de couleur. »

    17 | « À la Saint-Hyacinthe, on peut semer sans crainte. »

    18 | « À la Sainte-Hélène, la noix est pleine et le cerneau se met dans l’eau. »

    19 | « Quand août est pluvieux, septembre est radieux. »

    20 | « Temps de la Saint-Bernard, chaleur et soleil riant. »

    21 | « Je suis le mois où nul loisir on ne peut prendre ou séjourner, mais faucher, faner par plaisir, mettre en grange, battre et vanner. »

    22 | « Belettes blanches de la St-Symphorien, annoncent que l’hiver est en chemin. »

    23 | « À la Sainte-Rose, pour le travailleur, pas de pause. »

    24 | « À la Saint-Barthélémy, la grenouille sort de son nid. »

    25 | « Beau temps pour la Saint-Louis, plusieurs jours sans pluie. »

    26 | « Soleil rouge en août, c’est de la pluie partout. »

    27 | « À la Saint-Césaire, la dernière forte chaleur en l’air. »

    28 | « C’est comme s’il pleuvait du vin, fine pluie à Saint-Augustin. »

    29 | « Pluie à la Sainte-Sabine, est une grâce divine. »

    30 | « À la Saint-Fiacre, soleil ardent, pour huit jours encore, du beau temps. »

    31 | « En août et en vendanges, il n’y a ni fêtes, ni dimanches. »

    Dictons de Septembre

    1 | « S’il fait beau à la Saint-Gilles, cela durera jusqu’à la Saint-Michel. »

    2 | « Septembre se nomme, le mai de l’automne. »

    3 | « Pluie de Saint-Grégoire, autant de vin en plus à boire. »

    4 | « Septembre nous produit, le plus délectable des fruits. »

    5 | « Septembre humide, pas de tonneau vide. »

    6 | « À la Saint-Onésiphore, la sève s’endort. »

    7 | « À la Sainte-Reine, sème tes graines. »

    8 | « À la bonne Dame de septembre, tout fruit est bon à prendre. »

    9 | « Septembre emporte les ponts, ou tarit les fontaines. »

    10 | « À la Sainte-Inès, travaille sans cesse. »

    11 | « En septembre si trois jours il tonne, c’est un nouveau bail pour l’automne. »

    12 | « En septembre, si tu es prudent, achète grains et vêtements. »

    13 | « Le coq, en septembre, chantant la matinée, annonce une abondante rosée. »

    14 | « À la Sainte-Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix. »

    15 | « L’hirondelle en septembre abandonne le ciel refroidi de l’automne. »

    16 | « Bel automne vient plus souvent que beau printemps. »

    17 | « S’il pleut à la Saint Renaud : l’automne s’annonce penaud. »

    18 | « Froid à la Saint-Joseph, annonce pour bientôt la neige. »

    19 | « Qui sème à la Saint-Janvier, de l’an récolte le premier. »

    20 | « Gelée blanche de Saint-Eustache, grossit le raisin qui tache. »

    21 | « Quand il pleut à la Saint-Matthieu, fais coucher tes vaches et tes boeufs. »

    22 | « Semis de Saint-Maurice, récolte à ton caprice. »

    23 | « Orages de septembre, neiges de décembre. »

    24 | « En septembre, la bruine, est toujours bonne à la vigne. »

    25 | « Brouillards d’automne, beau temps nous donnent. »

    26 | « À la Saint-Côme et Saint-Damien, on trouve des noix plein les chemins. »

    27 | « Pluie de septembre travaille, à la vigne et à la semaille. »

    28 | « Septembre en sa tournure, de mars fait la figure. »

    29 | « Quand les hirondelles voient la Saint-Michel, l’hiver ne vient qu’à Noël. »

    30 | « À la Saint-Jérôme, hoche tes pommes. »

    Dictons d’Octobre

    1 | « Octobre en bruine, hiver en ruine. »

    2 | « Si les feuilles tombent à la Saint-Léger, suivra une bonne année. »

    3 | « Octobre en gelées, chenilles trépassées. »

    4 | « À la Saint-François, vient le premier froid. »

    5 | « À la Saint-Placide, la gelée est la première de l’année. »

    6 | « Quand on sème à la Saint-Bruno, la rouille s’y mettra bientôt. »

    7 | « À Saint-Serge, achetez vos habits de serge. »

    8 | « Gelée d’octobre, rend le vigneron sobre. »

    9 | « S’il pleut à la Saint-Denis, la rivière sort neuf fois de son lit. »

    10 | « Temps sec à la Saint-Ghislain, annonce un hiver d’eau plein. »

    11 | « À la Saint-Firmin, l’hiver est en chemin. »

    12 | « Saint-Wilfrid ensoleillé, deux jours plus tard emmitouflé. »

    13 | « Brouillards d’octobre et pluvieux novembre, font bon décembre. »

    14 | « Beaucoup de pluie en octobre, beaucoup de vent en décembre. »

    15 | « Quand octobre prend sa fin, dans la cuve est le raisin. »

    16 | « Pour la Saint-Gall, le raisin fait du mauvais vin. »

    17 | « Si octobre est chaud, février sera froid. »

    18 | « À la Saint-Luc, la pluie du vallon, fait de la neige sur le mont. »

    19 | « À la Saint-René, couvre ton nez. »

    20 | « Octobre glacé, fait vermine trépasser. »

    21 | « À la Sainte-Ursule, le froid recule. »

    22 | « À la Saint-Vallier, faut qu’il y ait du bois au bûcher. »

    23 | « À la Saint-Jean d’automne, repiquez avant soleil levé. »

    24 | « Souvent à la Saint-Florentin, l’hiver laisse son chemin. »

    25 | « À la Saint-Crépin, les mouches voient leur fin. »

    26 | « À la Saint-Amand, sont mûrs les glands. »

    27 | « À la Sainte-Antoinette, la neige s’apprête. »

    28 | « Quand Simon et Jude n’apportent pas la pluie, elle n’arrive qu’à la Sainte-Cécile. »

    29 | « Neige le jour de Saint-Narcisse, pour le blé est un bénéfice. »

    30 | « Tonnerre en octobre, vendanges peu sobres. »

    31 | « À la Saint-Quentin, la chaleur a sa fin. »

    Dictons de Novembre

    1 | « Vent de Toussaint, terreur de marin. »

    2 | « Novembre,Toussaint le commande, Saint-André le voit descendre. »

    3 | « À la Saint-Hubert, les oies sauvages fuient l’hiver. »

    4 | « À Saint-Charles, la gelée parle. »

    5 | « Le cinq tu sauras, quel mois tu auras. »

    6 | « Quand en novembre il a tonné, l’hiver est avorté. »

    7 | « À la Saint-Ernest, abats les pommes qui te restent. »

    8 | « Grand soleil, petit vent, petit soleil, grand vent. »

    9 | « La Saint-Mathurin, des fruits rouges c’est la fin. »

    10 | « Soleil rouge le matin, fait trembler le marin. »

    11 | « À la Saint-Martin, l’hiver est en chemin, manchons aux bras et gants aux mains. »

    12 | « Temps sanguin, annonce pluie du lendemain. »

    13 | « À la Saint-Brice, le temps, sera celui du jour de l’An. »

    14 | « Si novembre tonne, l’année suivante sera bonne. »

    15 | « À la Saint-Léopold, couvre tes épaules. »

    16 | « Brouillard en novembre, l’hiver sera tendre. »

    17 | « À Sainte-Élizabeth, tout ce qui porte fourrure n’est point bête. »

    18 | « Gelée de novembre, adieu l’herbe tendre. »

    19 | « A la Saint-Tanguy, le temps est toujours gris. »

    20 | « Entre la Toussaint et l’Avent, attends-toi à pluie et vent. »

    21 | « Quelque temps qu’il fasse en novembre, commence le feu dans la chambre. »

    22 | « À la Sainte-Cécile, si on plante des pois, ils viennent comme des mâts. »

    23 | « Quand l’hiver vient doucement, il est là à la Saint-Clément. »

    24 | « À Sainte-Flora, plus rien ne fleurira. »

    25 | « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. »

    26 | « À Sainte-Delphine, mets ton manteau à pèlerine. »

    27 | « À Saint-Séverin, chauffe tes reins. »

    28 | « À Saint-Sosthène, il y a des chrysanthèmes. »

    29 | « Quand en novembre la pluie noie la terre, ce sera du bien pour tout l’hiver. »

    30 | « Neige de Saint-André, peut cent jours durer. »

    Dictons de Décembre

    1 | « Si à la Saint-Éloi tu brûles ton bois, tu auras froid pendant trois mois. »

    2 | « Temps clair à la Sainte-Viviane, temps clair pendant quarante jours et une semaine. »

    3 | « Décembre prend, il ne rend. »

    4 | « À la Sainte-Barbe, soleil peu arde. »

    5 | « À la saint Gérald, neige de décembre, c’est pour le jardin cendres. »

    6 | « Neige à la Saint-Nicolas donne froid pour trois mois. »

    7 | « Quand Saint-Ambroise voit neiger, de dix-huit jours de froid sommes en danger. »

    8 | « Jour de l’Immaculée, ne passe jamais sans gelée. »

    9 | « De Sainte-Léocadie à Sainte-Nicaise, les gelées naissent. »

    10 | « À Sainte-Julie, le soleil ne quitte pas son lit. »

    11 | « Tel temps à la Saint-Daniel, même temps à Noël. »

    12 | « À la Saint-Corentin, le plein hiver glace le chemin. »

    13 | « À la Sainte-Luce, le jour croît d’un saut de puce. »

    14 | « Quand en hiver est été, mais en été l’hivernée, cette contrariété, ne fit jamais bonne année. »

    15 | « Froid et neige en décembre, du blé à revendre. »

    16 | « Le mois de l’Avent est de pluie et de vent, tire ton bonnet jusqu’aux dents. »

    17 | « Quand secs sont les Avents, abondant sera l’an. »

    18 | « À la Saint-Gatien, le temps ne vaut rien. »

    19 | « S’il pleut à la Saint-Urbain, c’est quarante jours de pluie en chemin. »

    20 | « Au vingt de Noël, les jours rallongent d’un pas d’hirondelle. »

    21 | « Neige de décembre est engrais pour la terre. »

    22 | « Décembre trop beau, été dans l’eau. »

    23 | « À Saint-Évariste, jour de pluie, jour triste. »

    24 | « Beau temps à Sainte-Adèle est un cadeau du ciel. »

    25 | « Noël au balcon, Pâques au tison. »

    26 | « S’il pleut le jour de saint Étiole, il n’est pas de badioles. »

    27 | « Les jours entre Noël et les Rois, indiquent le temps des douze mois. »

    28 | « S’il neige à la Sainte-Eléonore, les récoltes seront d’or. »

    29 | « S’il gèle à la saint Thomas, il gèlera encore trois mois. »

    30 | « Quand il tonne hors saison, pluie et neige sans raison. »

    31 | « À la sainte Mélanie, de la pluie n’en veut mie. »

    Source Météo-Contact


  • Hendaye : c’est quoi l’enbata, cet impressionnant coup de vent ?

    Au Pays basque, sur la plage d’Hendaye écrasée de chaleur mardi en fin d’après-midi, les vacanciers ont été surpris par ce que l’on appelle ici l’enbata

    Mardi les températures se sont envolées au Pays basque et les vacanciers ont été nombreux à chercher un peu de fraîcheur au bord de l’océan.

    Tout au Sud, sur la longue plage d’Hendaye écrasée par la chaleur, beaucoup se souviendront de leur fin de journée sur le sable. Les estivants ont, en effet, découvert l’enbata, un mot bien hendayais pour désigner un impressionnant coup de vent qui balaye la plage, fait voler le sable, les serviettes, les parasols…

    Chute des températures

    « Ce phénomène naturel se produit lorsqu’un vent de nord-ouest froid et humide survient, entraînant un impressionnant coup de vent couplé à une chute soudaine de la température, explique l’office de tourisme d’Hendaye sur sa page Facebook. Souvent passager et se produisant habituellement en fin de journée, on le devine lorsqu’il fait très chaud et qu’une énorme masse nuageuse franchit le Jaizkibel et le recouvre ».

    En général, son passage est unique et sème la panique sur la plage. Mardi, les vacanciers en ont eu plein les yeux et plein la bouche……

    Source Sud-Ouest


  • Orage volcanique spectaculaire observé au Chili

    La BBC a publié la vidéo d’un phénomène rare : un orage volcanique. La vidéo, exceptionnelle largement partagée sur les réseaux sociaux a été filmée près du volcan Codon Caulle, sur la cordillère des Andes.

    La scène est rare, rapide et spectaculaire. Elle se déroule au-dessus du volcan Cordon Caulle, situé dans le sud du Chili, sur la cordillère des Andes. Le volcanologue Hugh Tuffen et une équipe de tournage de la BBC sont parvenus à observer et à filmer un orage volcanique. Ce phénomène naturel est différent des orages et des éclairs atmosphériques que l’on a l’habitude d’observer au quotidien. C’est le champ magnétique et l’électricité statique contenus et délivrés par l’éruption qui forment ces éclairs visibles dans le nuage de cendres déployé au-dessus du cratère. Les éclairs volcaniques se forment au-dessus des volcans de type gris qui laissent s’échapper les très destructrices, nuées ardentes. Plusieurs orages volcaniques avaient déjà pu être observés notamment au Japon où le vidéaste allemand Marc Szeglat avait campé 5 jours près du volcan Sakurajima pour pouvoir en voir un.

    Le 3 juin 2011, le volcan chilien Cordon Caulle entrait en éruption dans un explosion intense de type 5 sur une échelle de 8. La onzième depuis sa première observation au 18ème siècle. Le volcan de type gris produit alors des nuées ardentes et un large panache de cendres s’élevant à plus de 13 kilomètres d’altitude. Les villages environnant avaient du être évacué et l’éruption durera jusqu’en avril 2012. Hugh Tuffen volcanologue à l’université de Lancaster a accompagné une équipe de tournage de la BBC sur les pentes du Cordon Caulle. Ensemble, ils sont parvenus à filmer cet orage volcanique. Sur les images, l’orage se forme au-dessus du volcan avant de s’étendre dans le et d’assombrir la totalité du ciel.


  • Iran, 74° de température ressentie

    #Météo

    image

    Température ressentie : 74°C. Comme tout le Moyen-Orient, la ville de Bandar Mahshahr, en Iran, connaît depuis plusieurs jours des températures extrêmes

    Une chaleur écrasante et humide qui s’explique notamment par la localisation de cette ville de 110.000 habitants, à proximité du golfe Persique, où la température de l’eau est supérieure à 30°C, précise le « Washington Post » , relayé par FranceTV info . Une eau très chaude, du vent, un taux d’humidité dans l’air qui s’envole : tous les ingrédients pour que la température ressentie atteigne des sommets. En effet, les humains ont tendance à davantage ressentir la chaleur dans ces conditions, car l’humidité empêche la sueur de s’évaporer. Or, c’est elle qui permet de réguler notre température corporelle. Le record mondial n’a toutefois pas été battu : en 2003, l’Arabie saoudite avait ainsi connu une température ressentie de 81°C !