• Archives de la Catégorie Tempête
  • Forte précipitation pluvio-neigeuse sur le 64 et 65

     

    Un épisode pluvio-neigeux durable et potentiellement intense va concerner les Pyrénées entre le 24 et le 28 février prochains. Une perturbation pluvieuse très active doit atteindre les Pyrénées dans la soirée en donnant des pluies soutenues sur le piémont et ses abords et de la neige en altitude.

    accumulation 3 jours
    Image Météociel

    Coup de vent , forte pluie localement orageuse cette nuit ! 

    Avec la bascule du vent au nord-ouest et l’arrivée d’un front froid ce soir, on attend des rafales à 100-120 km/h sur la côte Basque et Landaise sous de puissants grains parfois orageux. A l’intérieur des terres, des rafales de 80-90 km/h sont probables tandis que des chutes de grésil sont possibles partout.

    Mardi , le cumul sera conséquent, souvent supérieur à 30mm en 24h en plaine et 50mm sur le piémont. On surveillera le littoral Basque qui deviendra très dangereux car on attend des déferlantes et des creux de 6 à 8m (9 au large).

    Une brève accalmie est envisagée dans la nuit de mardi à mercredi, les pluies ne cessant toutefois pas totalement. Elles se renforceront à nouveau un seconde partie de nuit et début de matinée de mercredi avant l’arrivée d’une nouvelle et puissante dégradation. Cette dernière par effet de blocage orographique persistera jusqu’à samedi en fin de journée voire nuit suivante.

    Sur l’ensemble de l’épisode, qui devrait durer environ 4 à 5 jours, les lames d’eau devraient devenir particulièrement importantes notamment sur les Piémonts où les 300 mm pourront être dépassés notamment entre le Pays-Basque (64) et la Bigorre (65) , jusqu’à 300mm concernant le piémont de l’Ariège (09) , de la Haute-Garonne (31) et de l’ouest des Pyrénées-Orientales (66). En zones de plaine, les valeurs seront plus aléatoires, de l’ordre de 60mm à 120mm

    Fortes chutes de neige en montagne.

    La limite pluie-neige vers 1300 m, s’abaisse lentement jusque vers 500/600 m en fin de nuit prochaine, puis remonte vers 900 m en cours de journée de mardi dans une masse d’air radoucie. Par contre celle-ci remonte vers 1800 mètres à partir de mercredi. Le risque d’avalanche y sera particulièrement fort tandis que le lessivage du manteau neigeux fera grossir les cours d’eau !  D’ici vendredi soir, on attend à 2000 mètres des cumuls de l’ordre de 2 à 3 mètres de neige notamment entre le relief du Haut-Béarn et de la Bigorre.

    Source Hebdo Météo


  • Info route dans les Pyrénées Atlantique.

    Information du conseil général 64 sur l’état des routes ce lundi matin.

    Les routes d’accès aux stations de ski de Gourette et d’Artouste sont fermées à la circulation à partir de Laruns, de même que la route qui mène au col de la Pierre Saint Martin est fermée à partir d’Arette. Au Pays Basque, l’accès jusqu’à Larrau est très difficile, la route pour rejoindre la frontière espagnole du Port de Larrau est fermée à la circulation.

    • Jaune: Circulation délicate (équipements hivernaux recommandés)
    • Rouge: Circulation difficile (équipement hivernaux obligatoires)
    • Noir: Circulation impossible

    route


  • Des vagues de 8 mètres attendues jeudi sur la côte.

    Côte basque : des vagues de 8 mètres attendues jeudi
    Les vagues pourraient atteindre 7 à 8 mètres avec une période de 18 secondes, des vents entre 100-120 km/h et une houle de 15 mètres au large.© PHOTO ARCHIVES Bertrand Lapegue

    Une houle massive frappera les côtes basques ce jeudi 11 décembre. Les vagues pourraient atteindre 7 à 8 mètres avec une période de 18 secondes, des vents entre 100-120 km/h et une houle de 15 mètres au large.

    Une grande prudence est de mise sur tout le littoral basque surtout pendant les marées hautes qui auront lieu à 7h16 (coefficient 68) et à 19h39 (coefficient 64). Les vagues seront encore très grosses le vendredi.

    Comme l’indique le site Planète Surf, « la houle massive attendue au Pays basque ces prochains jours va permettre de disputer, du côté de Getxo (Espagne), le Punta Galea Challenge. Après l’avoir placée ce dimanche en alerte jaune, l’ASP a confirmé ce lundi la tenue de l’épreuve – remportée l’an passé par le Sud-Africain Grant Baker – le jeudi 11 décembre. Le coup d’envoi de cette première des trois levées de l’hémisphère nord du Big Wave World Tour 2014-2015 sera donné vers 9 heures. »

    Source: Sud-Ouest


  • Pau, des dégâts après les orages.

    La série noire se poursuit en Béarn. Cette fois, c’est sur Pau et Morlaàs qu’on a constaté des dégâts.

    Au niveau du Cami-Salié à Pau, il a fallu dégager les arbres tombés © PHOTO LE DEODIC DAVID Béarn : encore des dégâts après les orages Dans l'ancien camping municipal de Pau, des arbres ont fait de gros dégâts © PHOTO LE DEODIC DAVID
    Au niveau du Cami-Salié à Pau, il a fallu dégager les arbres tombés © PHOTO LE DEODIC DAVID

    Les habitants de Pau ou de Morlaàs n’ont pu ignorer la violente averse de pluie qui s’est abattue ce dimanche après-midi. Des trombes d’eau impressionnantes, qui empêchaient notamment les automobilistes d’y voir à plus de quelques mètres au plus fort des pluies.
    Après le déluge, qui a duré une demi-heure, le standard des pompiers a été pris d’assaut. Même s’il a été bref, ce nouvel épisode orageux qui survient après plusieurs autres en Béarn depuis la fin juin, a provoqué environ 70 interventions des pompiers, essentiellement concentrées sur le nord-est de Pau et sur Morlaàs, où la RD 943 a été coupée suite à la chute d’un arbre.

    Il semble en effet que l’épicentre de l’averse, accompagnée de forts coups de vent se soit concentré dans les environs du Cami-Salié, à Pau, où les engins de la Ville étaient à la manoeuvre dès 17 heures pour dégager les arbres tombés. A l’ancien camping municipal, qui accueille aujourd’hui des caravanes de gens du voyage, de nombreux arbres et branches d’arbres sont tombés, provoquant l’évacuation des familles.
    « On a failli mourir, c’était une tornade, je n’avais jamais vu ça », témoigne Claude, un des membres de la petite communauté manouche qui vit là. Un peu plus loin, ce sont les bungalows dans lesquels vivent quatre familles Roms depuis un an qui ont été la cible de chute de branches. « On a d’abord sorti les enfants, puis les caravanes, mais il a fallu dégager un arbre qui bloquait l’entrée ».

    Ailleurs sur Pau, toujours dans la direction de Morlaàs, de nombreuses caves inondées, mais aussi des commerces, comme le Moulin du Païou, situé avenue Nobel. Là, la pluie s’est infiltrée dans le bâtiment, provoquant l’effondrement d’une partie du plafond en placoplatre. L’établissement a dû fermer le temps d’écoper l’eau qui a envahi le hall.

    Source: Sud-Ouest


  • Tornade dans les Pyrénées-Atlantiques, Coarraze-Nay.

    Tornade dans les environs de Coarraze, le 25 juin 2014. (c) C. Mendiburu

     
    Un tuba bien développé a été observé à 15h40 locales au sud-est de la ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques), ce mercredi 25 juin 2014. Photographié par plusieurs témoins et rapporté sur la page Facebook Météo Béarn et Soule 64, le phénomène s’avère en réalité être unetornade, vu qu’un contact au sol a pu être établi.
    En effet, des dommages mineurs sont signalés aux abords de Coarraze: des tuiles ont été déplacées et un trampoline a été soulevé du sol.

    Tornade dans les environs de Coarraze, le 25 juin 2014. (c) Météo Béarn et Sioule 64

    Le tuba s’est formé en périphérie immédiate d’une cellule convective active mais non orageuse, productrice d’une forte averse.

    Source: KERAUNOS, Observatoire français des tornades et orages violents.


  • Des rafales à 100 km/heure et une mini tornade au Pays Basque.

    Des rafales à 100 km/heure et une mini tornade ont touché, vendredi matin, le nord du Pays basque.
    Intempéries : le Pays basque touché par de fortes rafales et une mini-tornadePlus d’un quart de la toiture s’est envolé chez cet habitant d’Urcuit.© PHOTO: VAN LOEY MARC

    Un fort coup de vent a touché vendredi matin le nord du Pays basque. Les stations de Météo France ont enregistré des vents soufflant à 120 km/h à la pointe de Socoa peu après 7 heures du matin tandis qu’à Biarritz, on constatait 82 km/h avec des rafales à 100 km/h.
    C’est vers 7 h 30, qu’ont eu lieu les dégâts les plus significatifs lorsque le coup de vent s’est abattu sur Urcuit et les communes environnantes. Cette mini-tornade a littéralement arraché la toiture sur plus d’un quart de sa surface. Des dizaines de tuiles ont été projetées à plusieurs mètres et des débris de charpente jonchaient, vendredi, le jardin. Les dégâts sont importants.

    Les pompiers d’Urt sont intervenus sous la direction du lieutenant Jean-Marc Etchebarne pour bâcher le toit. La propriété voisine, appartenant à Robert Etchebarne, a été touchée également mais dans une moindre mesure. Seules quelques tuiles ont été déplacées et la cabane à lapins est détruite.
    À proximité, des arbres étêtés témoignent de la violence du phénomène qui n’a été que de très courte durée. Le couple Fardeau pourra continuer à habiter dans la partie du logement intacte en attendant le passage des experts et la réparation des dégâts.

    © PHOTO E. GIMENEZ

    À Bayonne, une jeune femme a vu sa Twingo écrasée par un arbre sur le parking de la résidence du Boudigau, dans le quartier Marracq. Par chance, personne ne se trouvait dans le véhicule.
    En de nombreux endroits, des branches d’arbres ont été arrachées, à Urcuit bien sûr mais aussi à Saint-Pierre-d’Irube. Aucune route n’a été coupée à la circulation car les pompiers ont rapidement dégagé les chaussées concernées.
    Des ralentissements importants se sont toutefois produits dans le secteur de Bayonne Nord à cause d’un accrochage entre deux véhicules sur le pont Saint-Frédéric.

    © PHOTO CH. BERLIOCCHI

    Les parcs publics de Bayonne ont eux reçu la visite du service des espaces verts qui ont nettoyé les nombreux branchages jonchant le sol.
    Les précipitations ont été très concentrées -6 mm en une heure- mais le surplus d’eau a été absorbé sans difficulté.

    Source: Sued-Ouest

     


  • Le tour des dégâts en Béarn et Soule

    60 m2 de toiture ont été emportés par le vent à la ferme Lait P'tits Béarnais, à Castétis. (b. c.)
    60 m2 de toiture ont été emportés par le vent à la ferme Lait P’tits Béarnais, à Castétis. (b. c.)

    La foudre est tombée sur une habitation, route de Baigts-de-Béarn à Saint-Boès. Les pompiers ont été appelés vers 4h15. Le sinistre a ravagé la toiture.

    La nuit dernière, les secours sont intervenus à 27 reprises dans le département, pour des arbres ou des poteaux tombés en Béarn, pour des inondations côté basque. Ce mardi matin, une dizaine d’interventions sont en cours.

    Le vent a soufflé fort ce lundi après-midi en Béarn où les services de Météo France ont relevé des rafales à 118 km/h dans le département et jusqu’à 110 km/h à Pau ou encore sur le plateau de Ger.

    Ce coup de vent a provoqué quelques dégâts et notamment de nombreuses coupures d’électricité. Quelque 5 000 foyers étaient ainsi en panne de courant en début d’après-midi dans le Nord-Béarn (Portet, Arrosès, Lussagnet-Lusson, Cosledaà, Monassut, Gabaston), mais aussi à Pau et Buros ou encore dans l’Est (Coarraze) et dans l’Ouest (Lacadée, Lagor, Hagetaubin). Une centaine de techniciens d’ErDF et d’entreprises sous-traitantes étaient sur le pont. Il restait encore 1 800 foyers privés d’électricité hier à 19h selon un dernier bilan d’ErDF. « Mais nous avons espoir qu’ils soient rétablis dans le cours de la soirée » indiquait Philippe Denys, directeur territorial dans les Pyrénées-Atlantiques.

    La toiture d’une ferme de Castétis emportée

    Entre 14 h et 18 h, les pompiers ont dénombré entre 100 et 110 interventions liées aux intempéries, dont beaucoup dans le Nord du Béarn, avec notamment des toitures endommagées, des tuiles envolées, des arbres arrachés, des fils électriques ou téléphoniques coupés… Des chutes d’arbres et de branches ont perturbé la circulation sur la D24 à Gan, la D834 à Navailles-Angos, la D270 à Louvigny (avec une ligne électrique arrachée), le chemin des Vignes à Lacommande, ou encore la D944 à Arzacq. A Pau, un arbre est tombé sur une voiture en stationnement sur le parking du centre Vignalou, près de l’hôpital général. Fort heureusement, il n’y avait personne dans le véhicule.

    Dans l’Ouest-Béarn, les pompiers d’Orthez sont intervenus une quinzaine de fois dès le début d’après-midi et les premières rafales. Essentiellement pour dégager des arbres tombés sur les routes, comme zone Naude à Orthez, des poteaux électriques, comme à Ramous et plusieurs tuiles tombées comme à la résidence Saint-Sigismond et rue Saint-Gilles. Les secours ont aussi agi aux Soarns, à l’entreprise Mesplède, pour des éléments du toit (10 m2) qui se sont envolés (mais 200 m2 sont à remplacer après des dégâts).

    Rebelote à 17h, cette fois à Castétis, où le vent a emporté 60 m2 de toiture chez Lait P’tits Béarnais, la ferme de Fanny et Jean-Baptiste Ferrand. Aucun blessé n’est à déplorer mais, outre la toiture, les réseaux électriques ont été inondés et donc coupés par sécurité. « Côté chambre froide et conservation des produits frais, il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps », relève Fanny Ferrand. « Pour la traite, les vaches attendront demain sans trop de dommages », ajoute-t-elle. Jusque tard hier soir, les pompiers se sont attachés à mettre les installations à l’abri.

    Crues : cours d’eau en vigilance orange

    Hier, un peu avant 16 h, plusieurs cours d’eau des Pyrénées-Atlantiques ont été placés en vigilance orange pour les crues : les gaves de Pau et d’Oloron, le Saison et la Nive. « Des crues rapides sont possibles dans les prochaines 24 heures », prévenait alors la préfecture.

    Source: La République des Pyrénées.


  • Côte basque : des vagues de 9 mètres attendues lundi soir

    Tempête sur la villa Belza, Biarritz, © René Vergès

    L’alerte aux vagues submersion est maintenue jusqu’à mardi matin. Les forts vents et les importants coefficients de marée engendreront de grosses déferlantes.
    La tempête continue de frapper la Côte basque ce lundi matin. Les vents soufflent fort et pourront atteindre les 120km/h entre 15 et 18 heures ce lundi.

    A ce phénomène, se conjuguent de forts coefficients de marée. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques appelle à la prudence, surtout vers 18 heures, à marée haute, où le danger de vagues submersion et les risques de crue seront à leur maximum.

    Les vagues pourraient atteindre 7 à 9 mètres en fin d’après-midi mais Météo France Biarritz rappelle que cela est une « moyenne » et que des déferlantes du double de taille (14 mètres) pourraient s’abattre sur la Côte. Prudence donc.

    Source: Sud-Ouest


  • Pyrénées : pourquoi le vent souffle si fort en altitude

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    « C’est comme pour l’eau des torrents » explique Roger Pourtau, prévisionniste à Météo France- Pau-Uzein. « Quand l’eau est resserrée dans des gorges, son débit est plus fort. Quand les rafales de vent descendent dans les vallées, comme un écoulement d’eau, le rythme du débit s’accélère dans les resserrements. Ainsi le vent s’accélère dans les vallées et leurs débouchés avant de se calmer dans la plaine. C’est un phénomène que l’on voit très couramment en vallée d’Aspe » explique-t-il.

    L’effet Venturi

    Bien connu de tous les amateurs de parapente et autres sports aériens, ce phénomène a un nom : l’effet Venturi ou effet tunnel. Dans les zones montagneuses, l’effet Venturi est tout le temps présent. Si les particules d’air rencontrent une montagne (ou tout terrain surélevé), elles se retrouvent obligées pour la franchir de passer par-dessus. La zone de circulation étant moindre, les particules se retrouvent accélérées, de manière à conserver le même débit qu’avant.

    C’est pour cette raison que le vent au sommet des montagnes est toujours plus rapide que celui à sa base. De façon similaire, un col de montagne va créer une accélération des vents en aval de cette ouverture dans les montagnes. Le phénomène avait été particulièrement spectaculaire lors de la tempête Xinthia en hiver 2010, ravageant des forêts entières dans les vallées.

    C’est ainsi que les anémomètres d’Iraty ou du Soum Couy, sur les crêtes de Soule et Barétous, enregistrent régulièrement depuis le début de l’hiver des rafales dépassant allégrement les 100 km/h, et jusqu’à 190 km/h à Iraty en début de mois (notre édition du 7 février). Pas plus tard que vendredi dernier, alors que le temps était plutôt calme en plaine, les stations devaient fermer partiellement leurs pistes en raison de rafales de près de 100 km/h.

    Le vent du sud annonce la dépression d’ouest

    Quant à la fréquence des vents et tempêtes en cet hiver 2014, elle n’étonne pas plus que ça les spécialistes de Météo France. « Il n’est pas anormal d’avoir des tempêtes en hiver » tempère Roger Pourtau.

    « Depuis plusieurs semaines la circulation des perturbations atlantiques arrive entre Bretagne et Grande Bretagne. En arrivant, ces dépressions génèrent un enfoncement d’air froid qui redescend jusqu’à hauteur du Portugal. Le flux d’air descend alors pour contourner l’air froid puis remonte du sud-ouest » explique-t-il. C’est pourquoi nous avons de grands coups de vent de sud sud-ouest, souvent accompagnés d’un effet de foehn, avant qu’on ne retrouve un flux d’ouest nord-ouest quand l’air froid a dégagé vers l’est.

    « Ce type d’orientation sud, accentuée par l’effet Venturi, explique ces vents forts que l’on voit surtout sur la partie ouest de la chaîne, en particulier vers Iraty et les vallées béarnaises » conclut le prévisionniste de Météo France.

    Le foehn, mangeur de neige

    Bien connu en Béarn, l’effet de foehn se caractérise par l’assèchement d’un vent dominant. Après avoir été entraîné par la circulation atmosphérique au-dessus d’une chaîne montagneuse, son contenu est réduit à l’état de vapeur d’eau. Ce type de vent nous vaut des redoux spectaculaires mais parfois très dangereux, provoquant des risques d’avalanche et d’incendie. C’est lui aussi qui permet aux Palois de prendre l’apéro en bras de chemise et en terrasse au milieu de l’hiver.

    L’effet de foehn est aussi appelé « mangeur de neige », tant il peut faire fondre rapidement le couvert neigeux. Cette capacité est principalement due à leur température, mais la déshydratation de la masse d’air y participe également. Enfin le foehn, que l’on appelle vent d’Autan en Midi-Pyrénées, a aussi la réputation de rendre fou !

    Source: La République des Pyrénées.


  • D’où vient le nom des tempêtes ?

    Source: Sud-Ouest

    Le saviez-vous ? En Europe, choisir le nom d’une tempête n’est plus l’apanage des scientifiques et des météorologues : le grand public peut aussi baptiser les intempéries sur internet, moyennant paiement.

    Samedi 9 février, une nouvelle tempête a pris la relève de Petra et Qumaira pour frapper le littoral atlantique. Son nom : Ruth. © PHOTO AFP
    Samedi 9 février, une nouvelle tempête a pris la relève de Petra et Qumaira pour frapper le littoral atlantique. Son nom : Ruth.
    © PHOTO AFP

    Donner un nom aux ouragans et tempêtes ne date pas d’hier. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) l’explique : il y a longtemps que l’on nomme  les intempéries majeures, afin de faciliter leur identification dans les messages d’alerte en direction du grand public, mais aussi d’améliorer la communication entre les scientifiques. En effet, on mémorise mieux les noms que les chiffres ou les termes techniques.

    • De « Yvonne » à « Ruth »

    En Europe, l’Institut allemand de météorologie, qui dépend de l’université de Berlin donne un prénom depuis 1954 aux tempêtes et aux anticyclones. Depuis 2002, il propose en outre au public de choisir le nom d’une dépression ou d’un anticyclone qui affectera l’Europe dans l’année. La première tempête ainsi baptisée fut « Yvonne », le 21 novembre 2002.  Depuis, bien que les parrains et marraines soient en majorité germanophones, ces noms sont de plus en plus repris par les services météorologiques et les médias européens. Certaines tempêtes célèbres sont même passées dans le vocabulaire de l’Europe entière. C’est le cas, bien sûr, de  Xynthia, la catastrophe terriblement meurtrière de février 2010, mais aussi, plus récemment, de  Christian et Dirk , fin 2013, ou encore deQumeira et Ruthen ce début d’année 2014.

    Les dégâts considérables de la tempête Xynthia, le 1er mars 2010. © PHOTO AFP LEOTY XAVIER
    Les dégâts considérables de la tempête Xynthia, le 1er mars 2010.  © PHOTO AFP LEOTY XAVIER

     

    • Comment ça marche ?

    Vous avez envie de vous venger du mauvais caractère de votre beau-père (ou de votre belle-mère) ? Vous désirez rendre hommage au caractère volcanique de votre nouvelle petite amie (ou petit-ami) ? Voici comment  vous pouvez  donner leur nom à l’une des tempêtes à venir.

    • « Adoptez une tempête »

    « En moyenne, nous nous attendons à nommer entre 50 et 60 anticyclones par an, et environ 150 dépressions ». Institut de Météorologie allemand.

     Le principe est simple : sur son site internetlInstitut de météorologie allemand permet à chacun de proposer les noms des futures tempêtes. Nom de code de la procédure : « Adopt a vortex » (« Adoptez un tourbillon »). Il y a toutefois quelques règles à respecter. Si le coût de l’opération n’est pas exorbitant, elle n’est pas gratuite. Baptiser une dépression ou un anticyclone ? Ce sera selon votre budget. Le prix d’une dépression est de 199 euros, moins cher donc que celui d’un anticyclone : 299 euros.Par ailleurs, oubliez les prénoms ou les noms fantaisistes, comme Cruella ou Dark Vador. Faites aussi une croix sur les noms composés, tels Jean-Pierre ou Marie-Bernadette. Enfin, aucun nom de marque n’est accepté : les fans (ou les détracteurs) de Nutella n’ont donc aucune chance de voir le nom de leur friandise favorite (ou honnie) entrer dans la top liste des tempêtes les plus célèbres de l’Histoire.

    • La théorie des genres appliquée à la météo

    Vous l’avez déjà remarqué, en 2014, les dépressions ont des noms féminins et les anticyclones, qui installent le beau temps, des noms masculins. Mais n’allez pas y voir là une preuve quelconque de sexisme. C’est uniquement parce que nous sommes dans une année paire. Pour pratiquer l’égalité des sexes des phénomènes météorologiques, sachez le, ce sera l’inverse en 2015.

    • « Stephanie. Mon nom est Stephanie… »

    Plusieurs listes sont préparées pour l’année et les scientifiques y prennent les noms par ordre alphabétique. Depuis le 1er janvier 2014, 18 noms ont déjà été utilisés. Pour les dépressions, après Petra et Qumeira, nous en sommes déjà à la lettre R, pour Ruth.  La tempête qui a frappe l’ouest de la France le samedi 8 février, doit ainsi son nom à une certaine Ruth Radeke, une inconnue qui a acheté le nom d’une tempête sur le site « Adopt a vortex ». Comme les listes sont publiques, on sait déjà quelles tempêtes suivront Ruth : il y auraStephanie, puis Tini (nom acheté par une certaine Kristina Gaster), puis Ulla(achetée par Ursula Schweitzer), etc.

    Si vous êtes intéressé, sachez  qu’il reste encore des lettres à acheter pour l’année 2014. Mais au rythme effréné auquel se succèdent les tempêtes cet hiver, il faudra peut-être plusieurs alphabets…

    • Comment baptise-t-on les cyclones ?

    Pour l’Atlantique Nord, une série de six listes utilisées en rotation sert de référence. Ces listes,  contrôlées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sont composées de prénoms masculins et féminins (anglais, français et espagnols en alternance). Toutefois, les noms de cyclones particulièrement meurtriers sont supprimés de la liste et remplacés, afin de ne pas choquer la population. Ce fut le cas de Katrinaen 2005 ou de Sandy en 2012.
    Les noms des cyclones tropicaux dans le secteur de l’océan Pacifique suivent un schéma identique à celui de l’Atlantique nord. Les cyclones tropicaux sont nommés par différents centres météorologiques :centre des typhons de Tokyo et centre américain des ouragans d’Honolulu.