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  • Le grand froid, comme la canicule, constitue un danger

    N’en déplaise aux grincheux qui nous répètent inlassablement, qu’en « hiver il fait froid et en été il fait chaud », comme le rappelle Météo France, « une vague de froid est un épisode de temps froid caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique ». Et comme la canicule, cela « constitue un danger ». Déjà pour les personnes sans abri (si vous en voyez une, appelez le 115). 

    Par ailleurs, outre les risques de neige et de verglas, « le grand froid diminue, souvent insidieusement, les capacités de résistance de l’organisme, il peut conduire une hypothermie ou provoquer des engelures voire des gelures », prévient Météo France. « Comme la canicule, le grand froid peut tuer indirectement en aggravant des pathologies déjà présentes, comme d’éventuels problèmes cardio-vasculaires. » D’autant que ce coup de froid tombe en pleine épidémie de grippe saisonnière. 

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    SOURCE Sud-Ouest


  • La pire vague de froid depuis cinq ans

    La vague de froid de cette semaine sera la plus forte enregistrée depuis 2012. ARCHIVES JL BORDERIE

     

    Le froid devrait à nouveau s’installer sur la France à partir de lundi. Les températures se situeront 4 à 8 degrés en-dessous des normales 

    Après un dimanche hivernal et perturbé, en particulier en Île-de-France et en Corse, placées en vigilance orange « neige-verglas », le temps sera plus calme à partir de lundi mais le froid fera son grand retour par le nord-est. Les températures seront inférieures en moyenne de « quatre à huit degrés » aux normales saisonnières, selon Météo-France, qui ne s’attend toutefois pas à des records de froid. 

     Les températures minimales devraient s’échelonner entre –5 et –10°C, voire bien moins localement sur les sols enneigés et dans le Nord-Est », selon les prévisions. « De nombreuses régions, à l’exception des littoraux atlantiques et méditerranéens, connaîtront des journées sans dégel dès le mardi 17

    Pas aussi froid depuis 2012

    Un épisode qualifié de « très hivernal » qui devrait durer au moins jusqu’à la fin de la semaine. Sans compter que la sensation de froid sera accentuée par un vent de nord-est. Rien à voir toutefois avec les « vagues de froid historiques comme celles de février 1956 ou de janvier 1985 ».

     Le coup de froid attendu, qui survient après une forte tempête hivernale, ne devrait pas non plus avoir la même intensité que la dernière vague de froid notable, en 2012, selon Météo France. C’est cependant la première fois depuis cette date que le pays connaîtra « un froid aussi généralisé et peut-être durable », précise Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo-France.

    Dans le Sud-Ouest, surtout à partir de mardi

    Dans le Sud-Ouest, c’est surtout à partir de mardi qu’il fera froid. Lundi, la région sera épargnée avec des températures comprises en moyenne entre 5°C en Dordogne, et 9°C sur le littoral. Pas de neige chez nous a priori, mais de la pluie.

    Mardi, en revanche, comme dans le reste de le France, les températures vont chuter. Elle resteront proches de zéro, voire légèrement en dessous, au meilleur de la journée. Même chose mercredi, jeudi et vendredi. Et gare aux brouillards givrants. Toutefois, tout le Sud-Ouest bénéficiera en journée d’un soleil radieux. Voilà qui achève de faire fondre nos espoirs de neige…

    Avalanches : risque élevé dans les Pyrénées

    Dans les Pyrénées, la vigilance est de mise puisque le risque d’avalanches est toujours maintenu au niveau 4 sur 5 échelons. 

    Samedi, une randonneuse a trouvé la mort dans une coulée de neige qui avait emporté trois personnes dans la Vallée d’Ossau (Pyrénées), son compagnon avait été évacué après une grave hypothermie. Dimanche à 18h, les accès routiers vers le Col du Pourtalet et vers la Pierre-Saint-Martin seront fermés en raison des fortes chutes de neige. 

    Carte de la vigilance de Météo France lundi matin à 7h45
    Carte de la vigilance de Météo France lundi matin à 7h45

    SOURCE Sud Ouest


  • Vague de froid attendue sur la France cette semaine

    Une semaine glaciale !

    Bulletin officiel de Météo France

    A partir de lundi, le temps sera plus calme mais le froid fera son retour par le nord-est.

    Les températures minimales devraient s’échelonner entre -5 et -10°C, voire bien moins localement sur les sols enneigés et dans le Nord-Est.

    De nombreuses régions, à l’exception des littoraux atlantiques et méditerranéens, connaîtront des journées sans dégel dès le mardi 17.

    Le vent de nord-est accentuera encore la sensation de froid.

    Cet épisode très hivernal devrait se poursuivre au moins jusqu’en fin de semaine.

    La dernière vague de froid significative sur l’hexagone s’était produite en 2012 lors de la première quinzaine de février.

     

    Pour en savoir plus sur les vagues de froid, consultez notre dossier.

    Retrouvez également les conseils de comportement à adopter en cas de grands froids

    Pour suivre l’évolution de la situation, consultez nos prévisions météorologiques et la carte de vigilance  sur la France.


  • Programmes des animations de Noël à Orthez

    Samedi 10 décembre

    • 20h30, Théâtre Francis-Planté

    Dimanche 11 décembre

    • 16h30, Théâtre Francis-Planté
    CONCERT ENSEMBLE VOCAL CANTE BÉARN

    Thème : variété française (accompagné de trois musiciens)

    Vendredi 16 décembre

    • 18h00, Jardins de la Maison Jeanne d’Albret
    LE NOËL DES ANIMAUX

    proposé par Orthez Animations
    Ferme mobile, conte, chants et distribution de vin chaud et de soupe. Une lutine accueillera les enfants et distribuera des sucres d’orges.

    Renseignements : 05 59 69 36 24 / www.orthezanimation.com

    Du 17 au 23 décembre

    • 16h00 à 18h00, Chalet du Père-Noël, Parvis du Théâtre F. Planté
    GOÛTER OFFERT : CHOCOLAT CHAUD, VIN CHAUD ET PAIN D’ÉPICES

    Avec Orthez La Citadine

    Samedi 17 et dimanche 18 décembre

    • 10h00 – 12h00 / 14h30 – 18h30
    ANIMATIONS DES RUES PAR LA FANFARE  » VIDE GRENIER BRASS BAND »

     Avec Orthez La Citadine

    Samedi 17 décembre

    • 14h à 18h, La Moutète

    Et Dimanche 18 décembre

    • 14h à 19h, La Moutète
    VILLAGE DES ENFANTS

    Espace de jeux d’éveil et d’activités ludiques, structures gonflables, mascottes, maquillage…
    Animations avec les associations Nola Nola

    et Terra Pitchoun proposées par Agenda 21
    Entrée : 1 euro /enfant

    Samedi 17 décembre

    • 15h00 à 18h00, Chalet du Père-Noël
    PHOTO GRATUITE AVEC LE PÈRE NOËL,

    En haut de la rue piétonne

    FRIANDISES ET MARRONS CHAUDS OFFERTS
    • 16h00, aux Musicales
    LES AUTOMATES DE NOËL
    • 17h00, sur le Parvis des Musicales
    CONCERT PAR LES ÉLÈVES DES MUSICALES
    • 18h00, Départ de la Moutète (Carrefour Guanille/Roarie)
    PARADE DE NOËL ESTANQUET

    Parvis Francis-Planté
    avec vin chaud, chocolat chaud et friandises
    proposés par l’OCAO

    HALHA DE NADAU

    au Foirail
    avec vin chaud et chocolat chaud servis par le Comité des fêtes de Moncade

    Samedi 17 décembre

    • 20h00, Théâtre Francis-Planté

    Et Dimanche 18 décembre

    • 18h00, Théâtre Francis-Planté
    « CES ENFOIRÉS D’ORTHÉZIENS »font leur cinéma

    Concert d’artistes locaux au profit d’associations caritatives locales (les Restos du Coeur, la Croix

    rouge, le Secours Populaire et le Secours Catholique)

    Dimanche 18 décembre

    • 15h30, Eglise Saint-Pierre
    VEILLÉE AVEC CONTES ET CHANTS DE NOËL

    Organisée par la Paroisse d’Orthez

    Du 18 au 23 décembre

    • 14h00 à 17h00, au Centre-ville
    BALADES EN CALÈCHE AVEC LE PÈRE NOËL
    FRIANDISES OFFERTES

    Avec Orthez La Citadine

    Mardi 20 décembre

    • 9h00 à 12h00, Chalet du Père-Noël
    VIN CHAUD, CHOCOLAT CHAUD ET PAIN D’EPICES

    offerts par Orthez la Citadine

    Mercredi 21 décembre

    • 15h00 à 18h00, Chalet du Père-Noël
    PHOTO GRATUITE AVEC LE PÈRE NOËL,
    FRIANDISES ET MARRONS CHAUDS

    offerts par Orthez la Citadine en haut de la rue piétonne

    • 16h00, Cinéma
      Le Pixel
    LA BELLE ET LA BÊTE DE DISNEY, 1992

    à partir de 5 ans

    Samedi 24 décembre

    • 15h00 à 17h00, Chalet du Père-Noël

    Parvis du Théâtre F. Planté

    GOÛTER OFFERT

    Avec Orthez La Citadine

    Mardi 27 décembre

    ANIMATION MUSICALE DU MARCHÉ

    par la Banda d’Orthez Lous Gaouyous

    Jeudi 29 décembre

    • 15h30, Médiathèque Jean-Louis-Curtis
    LE GRENIER ENFANCE

    Spectacle par la Compagnie Jour de Fête
    A partir de 3 ans, gratuit
    dans le cadre du « Tu fais Koa ? »

    Durant les vacances de Noël, la médiathèque est ouverte tous les jours aux horaires habituels, fermeture les 23 après-midi, 24, 30 après-midi et 31 décembre.
    Retrouvez des sélections de livres et CD, des lectures surprises, Sélection et informations sur www.mediatheque-orthez.fr

    Samedi 31 décembre

    Au restaurant municipal

    RÉVEILLON PARTAGÉ

    Inscriptions au centre socioculturel : 05 59 69 35 78

    Noël avec Orthez La Citadine
    Du 3 au 24 décembre

    JEU « VOS ACHATS DE NOËL REMBOURSÉS »

    auprès des adhérents « Orthez la Citadine » !
    2500 euros de chèques cadeaux à gagner !

    Du 10 au 24 décembre

    OPÉRATION DÉBLOCAGE CARTE « ORTHEZ PLUS »

    Renseignements

    Office du Commerce et de l’Artisanat

    44 Rue Aristide-Briand – 64300 Orthez
    05 59 69 22 59
    Facebook OCA Orthez
    www.orthez-citadine.fr

    Service culturel de la Ville d’Orthez

    1, Rue des Jacobins – 64300 Orthez
    05 59 69 76 83
    service-culturel@mairie-orthez.fr
    Facebook Orthez – Actu, concerts et événements
    www.mairie-orthez.fr

    Programme complet disponible ici « TÉLÉCHARGER« .

    SOURCE: Mairie d’ORTHEZ


  • Alerte vigilance orange canicule

    37 départements sont désormais placés en vigilance orange à la canicule, dont la Gironde, les Landes et la Charente. Les températures sont montées jusqu’à 37 degrés mercredi

    La vigilance orange à la canicule de Météo France concerne désormais 37 départements dont plusieurs du Sud-Ouest : la Gironde, les Landes et la Charente.

     

    Voici les températures les plus chaudes relevées en fin d’après-midi mercredi dans chaque département de la région :

    – Charente-Maritime : Villiers : 36.3°C
    – Charente : Tusson : 37.0°C
    – Gironde : Belin Beliet : 36.8°C
    – Dordogne : Salignac-Eyvigues : 35.9°C
    – Landes : Sabres : 36.7°C
    – Lot-et-Garonne : Villeneuve sur Lot : 35.5°C
    – Pyrénées-Atlantiques : Urepel : 37.1°C

    Les maximales dans les principales villes de ces départements :

    – La Rochelle : 26.3°C
    – Angoulême : 35.5°C
    – Bordeaux : 35.6°C
    – Périgueux : 35.2°C
    – Mont-de-Marsan : 36.0°C
    – Agen : 33.8°C
    – Pau : 33.1°C
    – Bayonne : 32.5

     

    Cet épisode caniculaire « va s’étendre jusqu’au samedi 27 août », précise Météo France, selon qui « les maximales oscillent autour de 36 à 38 degrés mais peuvent localement s’élever jusqu’à 39 degrés », comme c’était le cas mardi en Gironde.


  • C’’est le lac du Grècq, du Grec ou de l’’Y ?

    Le lac au pied de la tour Moncade et le sentier qui en fait le tour. © PHOTOJEAN SARSIAT

    On est un peu déboussolé. Pourquoi maintenir plusieurs noms au lac dans lequel se mire la tour Moncade ?

    Un panneau situé au rond-point Jacques-Moutet indique la direction du « lac du Grècq », tout proche. C’’est là, au pied de la tour Moncade, qu’a été tiré le magnifique feu d’’artifice que le programme officiel de la ville annonçait… au « lac de l’’Y » ! De quoi désorienter les touristes de passage, comme nous confiait ce riverain : « Un couple venant du camping de la Source, arrêté devant la pancarte « lac du Grècq », m’a demandé si celui de ‘l’Y était situé plus haut sur la route de Dax ».

    Autre exemple, parmi d’’autres : pour la Fête de la nature, organisée au printemps dans le cadre de l’’Agenda 21, le public est invité à se rendre au lac de l’’Y.

    Pourtant ce lac aménagé par la municipalité Ricarrère, avait été baptisé le « Grècq » sous la municipalité Issartel.

    C’’est Christian Lamaison et Michel Grosclaude, grands spécialistes de la culture occitane qui avaient été chargés de plancher sur le nom et la graphie du ruisseau qui donne son appellation au lac.

    Ce cours d’’eau, appelé avec insistance « le Grec » par l’’historien local Pierre Cazaubon dans sa publication « Caüses de Nouste » de 1979 (imprimerie Moulia), prend naissance au nord de la ville. Il est constitué par la jonction de deux ruisselets » : l’arriù de Grosmoulut et l’arriù de Saint-Picq, qui drainent le bassin qui va de la route de Dax à la route de Mont-de-Marsan. C’’est d’ailleurs à la confluence des deux ruisselets que le lac actuel a été créé.

    Avec ses deux affluents, le ruisseau formait donc un Y. C’est la raison pour laquelle il était désigné sur certaines cartes par la lettre Y. Mais Pierre Cazaubon – tout comme Michel Grosclaude et Christian Lamaison – jugeait peu crédible « cette évocation du tracé dans la nature ». En effet, en consultant les archives, ils constatèrent que le nom qui a été le plus souvent utilisé c’’est « le Grec » qui serait une déclinaison de lo grèish ou la grèisha (gras ou graisse en béarnais). En effet, le long du ruisseau traversant la ville jusqu’au gave, il y avait autrefois, du pont du Goundet à la rue Guanille, de nombreux ateliers de tanneurs. Les peaux pour être transformées en cuir étaient d’abord lavées dans le ruisseau. D’’où la présence de graisses nauséabondes. Cette hypothèse a conduit à la proposition du mot Grècq finalement inscrit sur deux pancartes indiquant la direction du lac.

    Une explication occitane

    Christian Lamaison que nous avions interrogé nous expliqua la démarche : « En occitan, le Grec s’écrit’’ Lo Grèc ‘’ avec un ‘‘e’’ ouvert qui demeure en français. Michel Grosclaude conseilla de garder le ‘‘cq’’ qui est une caractéristique du français du Béarn (cf. Lacq), tout comme c’est le cas pour l’’accentuation de la seconde des lettres doubles des finales toniques : le Laà, Lanneplaà, Puyoô… »

    Et de préciser : « Le souci était de conserver la mémoire du nom et surtout la tradition locale ».

    Depuis quelques années, l’’Y refait toutefois surface. On notera également que dans les années 1960, Louis Grousset, correspondant de « Sud Ouest », parlait… de ‘l’Ygrec.

    À l’’évidence, ce plan d’’eau est confronté à un trop plein de noms !

    Alors ce magnifique lac dans lequel se mire la tour Moncade, c’’est celui du Grècq, de l’’Y, de l’Ygrec ou du Grec ?… Il y a de quoi y perdre son latin !

    Archive Sud-Ouest publié le 19/08/2013


  • Tout savoir sur les Saints de glace.

    © Sud Ouest/JEAN- LOUIS BORDERIE

    Top départ ce mercredi pour la période des saints de glace, avec saint Mamert. D’où vient cette croyance populaire et faut-il craindre un retour du froid ? On vous dit tout

    La douceur est revenue la semaine dernière, avec un pic de chaleur le jeudi de l’Ascension. Le 5 mai, il faisait 27,3°C à Bordeaux, 29,5°C à Dax, 27,8° C à Brives , 27,7°C à Cognac et 29,7 à Orthez ! On a même enregistré deux records de chaleur dans le Sud-Ouest, en Gironde : 30,3°C à Cazaux et 30°C au Cap-Ferret et sur le bassin d’Arcachon.

    Mais, comme chaque année ou presque, l’hiver n’est pas tout à fait fini. Sous nos latitudes, les bouffées de chaleur printanière ne doivent pas faire oublier qu’un retour de bâton, la pluie, le froid, voire même le gel, est toujours possible jusqu’à la fin du joli mois mai, après le dernier jour des saints de glace, le 25. Et ce, même si le réchauffement climatique semble atténuer de tels épisodes.

    Qu’en est-il au juste de ce phénomène météorologique habituel, éloigné des préoccupations des urbains mais bien connu des paysans et des jardiniers expérimentés ? Cinq questions pour tout savoir sur les saints de glace.

    1. Quels sont les jours des saints de glace ?

    Saint Mamert de Vienne (Isère).© PHOTO GRAVURE EXTRAITE DE « LITTLE PICTORIAL LIVES OF THE SAINTS », BENZINGER BROTHERS (1878)

    11, 12, 13 et 25 mai : Mamert, Pancrace, Servais et Urbain
    Avant d’enlever ses chaussettes et de sortir de son placard shorts et tops à bretelles pour y remiser pulls et doudounes, mais aussi de faire ses potées de géraniums, impatiens ou bégonias, de planter tomates, poivrons et melons au potager, ou de sortir sur son balcon ses plantes en pots les plus fragiles, mieux vaut rester prudent et attendre après les saint Mamert (11 mai), Pancrace (12 mai), Servais (13 mai) et Urbain (25 mai). Le risque de gel est en effet toujours possible jusqu’au début du mois de juin,

    2. D’où vient cette croyance populaire ?

    Mamert, Pancrace, Boniface sont les trois saints de glaces, mais saint Urbain les tient tous dans sa main (Dicton populaire)

    Pour entrer dans la légende des saints de glace, il faut remonter à 500 après Jésus-Christ, où l’on trouve les premières traces des croyances liées aux saints Mamert, Pancrace, Servais et Urbain, à l’origine de nombreux dictons. Le 11 mai, saint Mamert introduisait les trois jours des Rogations qui précédaient immédiatement le jeudi de l’Ascension. Lors de ces fêtes religieuses, les paysans se retrouvaient et récitaient, au cours de processions paroissiales, des prières pour protéger les cultures et les plantations et mettre fin aux calamités naturelles.

    Lors de la grande sécheresse de l’été 1976, les habitants de Lesparre-Médoc (Gironde) ont prié pour que la pluie fasse son apparition.© PHOTO ARCHIVES AFP

    Sans être vraiment exaucés : le temps se dégradait souvent à la même période, la baisse des températures pouvant aller jusqu’au gel, fatal pour les futures récoltes. Pour les paysans, le patronage des saints qui avaient la réputation d’apporter le froid et la gelée, signait l’ultime sursaut de l’hiver.

    Le bon saint Boniface, entre en brisant la glace (Dicton populaire)

    Dans certaines régions se rajoutent d’autres saints de glace, comme saint Boniface, célébré le 14 mai en Lorraine, Alsace ou encore en Ligurie (Italie du Nord), saint Yves, le 19 mai et Saint Bernardin, le 20 mai.

    Mais vous aurez beau scruter votre calendrier, vous ne dénicherez aucun saint Mamert, Pancrace, Servais ou Urbain… Et c’est normal. En 1960, l’Église catholique a décidé de « remplacer » les saints associés aux inquiétudes agricoles par d’autres saints et saintes qui n’auraient aucun lien avec ces croyances populaires, réminiscences de paganisme ancestraux. Voilà pourquoi, dans le calendrier actuel, le 11 mai, on fête les Estelle au lieu des Mamert, le 13 mai, les Achille au lieu des Pancrace, le 14 mai, les Rolande au lieu des Servais et le 25 mai, les Sophie au lieu des Urbain.

    3. Y a-t-il une explication scientifique au phénomène ?

    Lors de l’apparition de la croyance des saints de glace, une mini-vague de froid printanier apparaissait une année sur deux, au cours du mois de mai, au nord de la Méditerranée où l’on observait alors une chute des températures nocturnes et matinales.

    Certains avancent une explication astrophysique et scientifique au phénomène de la quinzaine des saints de glace. Chaque année, à la mi-mai, l’orbite de la Terre arriverait dans une zone de l’espace où les poussières stellaires, plus importantes, feraient obstacle aux rayons du soleil et provoqueraient une baisse significative des températures. Une explication infirmée par le fait que les astronomes ne détectent aucun nuage de poussières de ce type sur la trajectoire de la Terre, même avec des instruments très sensibles comme les miroirs de télescopes spatiaux et les instruments de la Station spatiale internationale.

    Des gelées tardives sont susceptibles de se produire jusqu’en juin.© PHOTO AFP

    En réalité, sous nos latitudes moyennes de l’hémisphère Nord où le courant de l’Atlantique Nord et les déplacements de l’anticyclone des Açores provoquent de fortes turbulences, le mois de mai correspond à une période où, si l’hiver est fini, le passage de fronts froids, amenant de l’air du nord, se produit encore de temps à autre. En l’absence de vent, en cas de ciel dégagé, il est normal d’avoir une baisse importante des températures, surtout la nuit, accompagnée parfois de gelées tardives, même si la tendance est à la hausse. Les archives de Météo-France montrent que les températures sont contrastées sur ces périodes, avec des possibilités de gel même en juin.

    4. Le changement climatique aura-t-il raison des saints de glace ?

    Si les saints de glace ont amplement justifié leur réputation en 2010, avec des gelées éparses le 12 mai, sur la façade atlantique et surtout en Bretagne, Météo-France rappelle que ces périodes, si elles ont été marquées par des froids passagers, ont été peu propices au gel des dernières années.

    Carte de température minimale le 14 mai 2010.© PHOTO MÉTÉO-FRANCE

    En 2015, le 10 mai, Sud-Ouest a même connu un épisode de forte chaleur, qui a ensuite gagné tout le pays, des Pyrénées à l’Alsace en passant par le Massif central, les 11, 12 et 13 mai suivants. On a enregistré sur la période des températures maximales de 6 à 12 °C au-dessus des normales saisonnières, avant qu’un net refroidissement ne revienne par l’ouest. Des gelées en plaine ont été observées sur les régions du Limousin à la Champagne, le 21.

    5. Y aura-t-il encore des saints de glace en 2050 ?

    2013 était la quatrième année la plus chaude depuis le relevé officiel des températures, en 1880. 2015 a été l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées en France et de loin, et l’année la plus chaude à l’échelle du globe depuis la fin du XIXe siècle. 2016 battra-t-elle un nouveau record de chaleur planétaire ? Elle est en tout cas bien partie pour.

    Il a fait très chaud dans la région pour le week-end de Pâques. Le 28 mars 2016, sur la grande plage de Biarritz (64), on prenait le soleil en maillot de bain.© PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN

    Avec des températures moyennes qui ont battu des records de douceur, de l’ordre de 8°C, soit +2,6°C au dessus de la normale saisonnière, l’hiver 2015-2016 a été le plus chaud dans l’Hexagone depuis le début du XXe siècle, selon Météo-France. C’est dans la région, sur le littoral du Pays basque, que les températures hivernales ont été les plus élevées. Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que les saints de glace deviennent des saints de chaleur…

    Cette année, selon le site Internet de la Chaîne Météo et les prévisions de Météo-France, du 11 au 13 mai, les températures devraient rester très douces, même si des passages pluvieux les accompagnent, sans risque de gelée en plaine : le mercure ne descendra pas en dessous de 10°C.

    SOURCE: Sud-Ouest


  • Les glaciers des Pyrénées en voie de disparition

    Depuis 2001, la superficie des glaciers pyrénéens est passée de 5 km2 à 3 km2, et ils risquent de disparaître d’ici 2050, selon Pierre René, de l’Association pyrénéenne de glaciologie, qui les mesure chaque année depuis quinze ans. Entretien.

    Pyrénées : "très probable" que les glaciers disparaissent d'ici 2050

    En quoi consistent vos mesures des glaciers pyrénéens? 

    « Il existe une trentaine de glaciers dans les Pyrénées. Le critère, c’est la pérennité, c’est-à-dire quelque chose qui a été là de mémoire d’homme, avec donc une masse importante. (…) Les paramètres mesurés sont longueur, surface, volume. Dans les glaciers des régions tempérées, on fait des mesures physiques, selon un protocole qui est bien défini et répété à l’identique tous les ans. On a choisi neuf glaciers témoins, avec surtout un glacier, le plus grand, avec le plus de données anciennes, qui fait l’objet des mesures les plus poussées: le glacier d’Ossoue, à Vignemale, sur la commune de Gavarnie (Hautes-Pyrénées), entre 2 800 et 3 200 mètres. »

    Comment les glaciers ont-ils évolué depuis le début de vos mesures, en 2001 ?

    « Une quinzaine de glaciers ont disparu dans les Pyrénées, c’est-à-dire qu’ils sont tellement morcelés, réduits, qu’ils ne font plus partie de l’inventaire. La superficie totale est passée de 5 km² à 3 km². En termes de longueur, en moyenne, ils perdent 10 mètres par an, et en termes d’épaisseur — avec une moyenne sur les deux glaciers principaux, Ossoue et la Maladeta — autour de 1,2 m chaque année. La tendance générale est à la régression, mais comme toujours avec le climat, c’est en dents de scie. On peut noter deux années particulièrement défavorables aux glaciers, 2012 et 2015. Entre les deux, 2013 et 2014, les glaciers se sont pratiquement maintenus.

    « Les glaciers vont continuer de diminuer et de disparaître ».

    On sait que les glaciers ont été bien plus importants, on a des chiffres autour de 1850. Il y avait une centaine de glaciers et la superficie totale était de 23 km². Le glacier d’Ossoue a perdu 1 km de long par rapport à cette date. C’est difficile d’avoir des éléments sur l’évolution annuelle, précise, de cette période ancienne jusqu’à aujourd’hui, mais on sait quand même que par le passé, ça a fluctué beaucoup, avec des périodes où ils ont énormément régressé comme dans les années 1940 — une période qui est peut-être analogue à ce qu’on a aujourd’hui. Mais, même si aujourd’hui, ce n’est pas un record de vitesse de fonte, il y a quand même une différence : l’activité humaine est mise en cause. »

    Quelles conclusions peut-on en tirer pour l’avenir ?

    « Les glaciers sont le reflet direct de l’atmosphère, puisque la vie d’un glacier résulte des précipitations hivernales et des températures estivales. En termes de précipitations, ce n’est pas facile de dégager des tendances. Par contre, au niveau des températures, on sait que ça augmente, et comme il est prévu que ça continue, les glaciers vont continuer de diminuer et de disparaître. Il est très probable qu’au milieu du XXIe siècle, il n’y ait presque plus de glaciers dans les Pyrénées. »

    Source: MIDI LIBRE