• Archives de la Catégorie Information
  • Seuil de pollution aux particules fines sur Pau et sa région

    La station d'Airaq Aquitaine installée à Pau-Tourasse a noté une augmentation de la concentration en particules fines.
    La station d’Airaq Aquitaine installée à Pau-Tourasse a noté une augmentation de la concentration en particules fines.

    Sur le front de la pollution atmosphérique, le « seuil d’information et de recommandations » a été à nouveau déclenché ce dimanche matin sur Pau pour les particules fines en suspension (PM10).

    Ce seuil avait déjà été dépassé vendredi mais, grâce notamment au vent, la situation s’était améliorée dans la journée de samedi. « Les concentrations en particules fines ont augmenté la nuit dernière, entraînant un nouveau dépassement du seuil d’information et de recommandations », indiquait ce dimanche matin la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.« Cette situation devrait durer a minima toute la journée ».

    La zone concernée compte vingt-cinq communes de l’agglomération paloise. Il est demandé de limiter les sources de pollution, et notamment celles liées à la circulation routière.

    Le seuil de déclenchement « information et recommandations » pour les PM10 est fixé à 50 µg/m3 en moyenne sur 24 heures. La concentration en PM10 était de 59µg/m3 à la station de mesures de fond de Billère et de 85 µg/m3 à la station de mesures de proximité de Pau-Tourasse, selon la préfecture.

    • Le bassin de Lacq également concerné

    Ce premier seuil a également été déclenché ce dimanche matin pour le bassin de Lacq : la station de proximité industrielle de Labastide-Cézeracq a mesuré une concentration de 57 µg/m3 (source Airaq).

    Source: La République des Pyrénées.


  • Météo France se dote d’un supercalculateur.

    Grâce à cette nouvelle machine, Météo France compte mieux cibler les phénomènes dangereux de petite échelle (orages, inondations soudaines) et effectuer des prévisions à quatre jours.

    Le nouveau calculateur permettra de mieux prévoir les phénomènes de petite échelle comme les orages.
    © PHOTO ARCHIVES QUENTIN SALINIER

     

    Des prévisions météo affinées au kilomètre près, actualisées heure par heure, valable pour quatre jours au lieu de trois, c’est l’objectif à cinq ans de Météo-France. Pour cela, l’établissement public vient de mettre en service à Toulouse un supercalculateur.

    • « Mieux prévoir les phénomènes dangereux de petite échelle »

    Actuellement, Météo France effectue des prévisions à trois jours. « Nous gagnons un jour de prévision tous les dix ans : le nouveau calculateur va nous donner la possibilité de prévoir le temps aussi bien à quatre jours d’échéance », a expliqué le directeur de la prévision, Jean-Marie Carrière. Et prévoir à plus longue échéance permet de mieux anticiper. Ce qui va « permettre de mieux prévoir les phénomènes dangereux, en particulier de petite échelle, les orages, les inondations soudaines ».

    • Des actualisations heure par heure ajuster les secours

     Actuellement, les calculs de prévisions sont effectués quatre fois par jour. « Grâce à cette machine, on est en train de passer à huit fois par jour et on espère avant 2016 être capables de recalculer les prévisions toutes les heures », explique Jean-Marie Carrière. « Sur des phénomènes évoluant très rapidement, passant de 50 litres d’eau à 200 litres d’eau au mètre carré par exemple, c’est très important de pouvoir ajuster et donner les informations précises aux pouvoirs public qui doivent gérer des secours ».

    • « Capable de prévoir l’emplacement d’une nappe de brouillard sur une piste d’aéroport »

    Actuellement, à l’échelle de la France, le point de calcul des prévisions se situe tous les 2,5 km. Le nouveau système va permettre un « maillage beaucoup plus fin », tous les 1,3 km. La prévision à l’heure près de mini-tornades qui ravagent parfois un village sur quelques centaines de mètres restera « hors de portée« , mais on sera capable « de prévoir un risque de phénomène de ce type à l’intérieur d’un département », précise le directeur de la prévision Météo France.

    Météo-France expérimente déjà des « zooms de prévision » à 500 mètres près sur l’agglomération parisienne, ou sur l’aéroport Charles de Gaulle par exemple. Le calculateur permettrait même de prévoir l’emplacement des nappes de brouillard sur telle ou telle piste de l’aéroport, selon Jean-marie Carrière.

    • Travailler sur le changement climatique

    « Nous sommes un des rares établissements à développer un modèle complet à l’échelle de la Terre, intégrant l’évolution des masses glaciaires, les changements atmosphériques, la dynamique des grands fleuves. C’est l’un des meilleurs du globe », assure Philippe Bourjeault, directeur de la recherche de Météo-France, à la tête de 300 ingénieurs. Il compte sur la capacité de ces nouvelles machines pour enrichir ce travail sur le changement climatique.

    • Deux ordinateurs (français) douze fois plus puissants

    Le nouveau système comprend en fait deux ordinateurs français Bull représentant une puissance de calcul multipliée par 12 par rapport aux ordinateurs japonais NEC utilisés jusqu’ici, a précisé Alain Beuraud, chef du projet calcul de Météo-France. Le premier, surnommé « Beaufixe » par les ingénieurs, a été mis en service mi-janvier. Le second sera opérationnel en avril.

    La gigantesque puissance représente un « pétaflops », soit un million de milliards d’opérations par seconde. Elle en fait le 61e supercalculateur du monde, le 6e en France. Elle permet d’intégrer 20 millions d’observations par jour, soit 5 fois plus que précédemment, d’enregistrer 5 à 10 fois plus de données satellites. Cette puissance de calcul pourrait encore être doublée à l’horizon 2016.

    Source: Sud-Ouest.


  • Saint-Boès : la foudre provoque l’incendie d’une maison

    La maison était inoccupée lorsque le feu s’est déclenché. (P.-O Julien)

    L’orage qui a traversé l’Ouest-Béarn dans la nuit de lundi à mardi a tapé fort. Et la foudre n’a pas été clémente. Elle est notamment tombée à Saint-Boès, route de Baigts-de-Béarn, sur une maison inoccupée (sa propriétaire vivant à Paris). Un impact qui a provoqué un incendie qui a détruit une partie de la toiture et fait plusieurs dégâts. Les pompiers d’Orthez sont intervenus vers 4h pour maîtriser les flammes. Une équipe de sapeurs était encore sur place hier matin, jusqu’à midi, pour éviter toute reprise de feu et faire du déblayage.

    A noter que les éclairs sont aussi tombés sur Puyoô où certains compteurs électriques n’ont pas supporté la charge et ont sauté.

    Source: La République des Pyrénées.


  • Neige, pluie, grêle et vent : une météo maussade jusqu’à mercredi en Béarn

    Rue Ampère à Oloron, un arbre est tombé hier matin sur une voiture, heureusement vide. (sébastien lamarque)

    Avez-vous noté ? Le temps n’est pas fameux. Beaucoup de Béarnais ont été surpris hier matin par le coup de vent et les fortes pluies qui ont suivi. Et les sapeurs-pompiers ont effectué près de 60 sorties dans le département pour des incidents liés au vilain temps.

    Les pompiers d’Orthez sont intervenus à 8 h 30 pour un arbre tombé sur la route de Dax, après Saint-Boès, en limite des Landes. Le feuillu bloquait la moitié de la chaussée. Un autre arbre est tombé entre Salles-Mongiscard et Bérenx.

    Arbres et poteaux sur la chaussée

    Les gendarmes sont intervenus route de Mont, en direction d’Arthez-de-Béarn, pour la chute d’un poteau EDF. Un autre arbre est tombé sur une voiture, heureusement vide, rue Ampère à Oloron, un autre à Moumour, route de Bayonne. C’est un poteau EDF qui a privé le secteur d’électricité, en tombant sur la route entre Ouillon et Espéchède. Entre Saint-Jammes et Escoubès, les télécoms devront relever deux poteaux tombés sur la chaussée et un autre à Arzacq. À Aurions-Idernes, l’arbre tombé aurait pu faire de gros dégâts mais la cuve de gaz sur laquelle il a chuté n’a pas fui. A Bourdettes, un sapin est tombé sur la chaussée entre les chemins de Galy et Riu de Lanne, et quelques tuiles ont été arrachées au lotissement Andars.

    Hier après-midi, on relevait encore la chute d’un câble EDF à Mifaget. À Bosdarros, la RD322 était fermée en raison de la chute d’un pylône et les télécoms déploraient un poteau tombé à Montaut. De plus, la foudre et la grêle ont frappé hier après-midi, causant quelques frayeurs ici et là : compteurs électriques explosés à Gan et Laroin ou feu de cheminée à Louvie-Juzon.

    Les intempéries sont également à l’origine de nombreux accidents de la route matériels comme à Assat, Gan ou Coarraze. Le plus grave a eu lieu côté basque, à Bardos, où une mère de famille a perdu le contrôle de son véhicule dans un virage et percuté un pont en bois. Victime d’une fracture du fémur, elle a dû être désincarcérée par les sapeurs-pompiers avant d’être hospitalisée à Bayonne. Son fils est sorti indemne.

    Crainte de submersion sur la côte

    En montagne, le vent a soufflé très fort sur les crêtes et la neige est tombée en abondance. En prévision des neiges attendues la nuit dernière – environ 40 cm étaient annoncés par Météo France -, la route de La Pierre-Saint-Martin a été fermée hier soir jusqu’à ce matin. La municipalité d’Arette a préparé une salle chauffée pour les éventuels naufragés de la route.

    Sur la côte, la vigilance orange pour risques de submersion liée aux forts coefficients de marée restait active jusqu’à ce matin.

    Le temps restera maussade et instable tout le week-end et probablement jusqu’à mercredi inclus, selon les prévisions de Météo France.

    ==>> Attention aux avalanches !

    Vendredi matin il est tombé 10 à 20 cm de neige. Les chutes de neige vont se poursuivre jusqu’à samedi matin pour un cumul de neige fraîche de 30 à 40 cm localement, 50 cm sur le piémont. Ces chutes de neige sont généralement accompagnées de vents tempétueux. Elles vont modifier sensiblement la stabilité du manteau neigeux. Dès la nuit dernière, il fallait s’attendre à quelques départs spontanés d’avalanches dans les pentes raides. Ensuite, avec le redoux attendu aujourd’hui, des plaques de fond vont se déclencher en dessous de 1 800 mètres, surtout dans les pentes herbeuses raides qui n’étaient pas enneigées avant cet épisode. Certaines de ces avalanches spontanées, même en restant de taille moyenne, peuvent couper des routes d’altitude.

    Après les chutes de la nuit, la montagne devrait être blanche dès 700/900 mètres suivant les vallées. L’enneigement skiable débute plutôt vers 1 200 m, voire 1 400 m si on veut être sûr d’avoir une sous-couche. L’enneigement est bon, il est toujours supérieur aux normales de saison.

    Avant de monter, il est conseillé de s’informer de l’évolution de la situation en consultant le site : www.meteo.fr ou sur le répondeur Météo France au 05 67 22 95 00.

    Source: La République des Pyrénées


  • Durées de pluie record sur la France

    pluie
    Carte partielle, élaborée le 21 février 2014, une semaine avant la fin de l’hiver météorologique. ©Météo France.

    Cet hiver*, le défilé de perturbations venues de l’Atlantique a provoqué un nombre très important de journées de pluie sur les régions les plus touchées, avec parfois des séries record de jours consécutifs**.

    À Lanvéoc (presqu’île de Crozon, dans le Finistère), la série a atteint 27 jours consécutifs, du 26 janvier au 21 février, ce qui bat l’ancien record de 26 jours du 4 au 29 janvier 1986 et du 19 janvier au 13 février 1988.

    À Dax (Landes), la série a atteint 25 jours consécutifs, du 18 Janvier au 11 février, contre 24 jours du 17 janvier au 9 février 1978.

    À Cherbourg (Manche), la série a atteint 25 jours consécutifs, du 16 décembre au 9 Janvier, contre 24 jours du 3 novembre au 26 novembre 1963.

    Au Cap Ferret (Gironde), la série a atteint 23 jours consécutifs, du 18 janvier au 9 février, ce qui égale l’ancien record de 23 jours du 21 janvier au 12 février 1988.

    À Pau (Pyrénées-Atlantique), on a enregistré 20 jours de pluie consécutifs, du 18 janvier au 6 février, ce qui bat nettement l’ancien record de 17 jours établi à trois reprises depuis 1921.

    À Brest (Finistère), la série a atteint 18 jours, du 31 janvier au 17 février, à bonne distance du record de 27 jours du 4 au 30 janvier 1986.

    À Biarritz (Pyrénées-Atlantique), la série a atteint 17 jours, du 18 janvier au 3 février, mais bien loin du record de 34 jours du 17 janvier au 19 février 1978.

    Les perturbations ayant parfois glissé en Méditerranée, avec des flux dominants souvent de sud-ouest, propices aux pluies sur la région PACA, un record du genre a été nettement dépassé à Nice. On y a relevé 14 jours consécutifs de pluie, du 28 janvier au 10 février. Depuis 1946, le record était de 10 jours (5 au 14 mars 1946).

    Même chose à Cannes, aux mêmes dates qu’à Nice. Aucune série n’y avait dépassé les 9 jours jusqu’ici.

    Au Luc en Provence (Var), avec 10 jours, du 1er au 10 février, on a égalé le record de 10 jours du 29 octobre au 7 novembre 1993.

    * L’hiver météorologique correspond aux mois de décembre, janvier et février.
    ** Le critère retenu pour définir un jour de pluie est une quantité de pluie supérieure ou égale à 1 mm (1 litre d’eau par mètre carré).

    Source: Météo France


  • Pyrénées : pourquoi le vent souffle si fort en altitude

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    « C’est comme pour l’eau des torrents » explique Roger Pourtau, prévisionniste à Météo France- Pau-Uzein. « Quand l’eau est resserrée dans des gorges, son débit est plus fort. Quand les rafales de vent descendent dans les vallées, comme un écoulement d’eau, le rythme du débit s’accélère dans les resserrements. Ainsi le vent s’accélère dans les vallées et leurs débouchés avant de se calmer dans la plaine. C’est un phénomène que l’on voit très couramment en vallée d’Aspe » explique-t-il.

    L’effet Venturi

    Bien connu de tous les amateurs de parapente et autres sports aériens, ce phénomène a un nom : l’effet Venturi ou effet tunnel. Dans les zones montagneuses, l’effet Venturi est tout le temps présent. Si les particules d’air rencontrent une montagne (ou tout terrain surélevé), elles se retrouvent obligées pour la franchir de passer par-dessus. La zone de circulation étant moindre, les particules se retrouvent accélérées, de manière à conserver le même débit qu’avant.

    C’est pour cette raison que le vent au sommet des montagnes est toujours plus rapide que celui à sa base. De façon similaire, un col de montagne va créer une accélération des vents en aval de cette ouverture dans les montagnes. Le phénomène avait été particulièrement spectaculaire lors de la tempête Xinthia en hiver 2010, ravageant des forêts entières dans les vallées.

    C’est ainsi que les anémomètres d’Iraty ou du Soum Couy, sur les crêtes de Soule et Barétous, enregistrent régulièrement depuis le début de l’hiver des rafales dépassant allégrement les 100 km/h, et jusqu’à 190 km/h à Iraty en début de mois (notre édition du 7 février). Pas plus tard que vendredi dernier, alors que le temps était plutôt calme en plaine, les stations devaient fermer partiellement leurs pistes en raison de rafales de près de 100 km/h.

    Le vent du sud annonce la dépression d’ouest

    Quant à la fréquence des vents et tempêtes en cet hiver 2014, elle n’étonne pas plus que ça les spécialistes de Météo France. « Il n’est pas anormal d’avoir des tempêtes en hiver » tempère Roger Pourtau.

    « Depuis plusieurs semaines la circulation des perturbations atlantiques arrive entre Bretagne et Grande Bretagne. En arrivant, ces dépressions génèrent un enfoncement d’air froid qui redescend jusqu’à hauteur du Portugal. Le flux d’air descend alors pour contourner l’air froid puis remonte du sud-ouest » explique-t-il. C’est pourquoi nous avons de grands coups de vent de sud sud-ouest, souvent accompagnés d’un effet de foehn, avant qu’on ne retrouve un flux d’ouest nord-ouest quand l’air froid a dégagé vers l’est.

    « Ce type d’orientation sud, accentuée par l’effet Venturi, explique ces vents forts que l’on voit surtout sur la partie ouest de la chaîne, en particulier vers Iraty et les vallées béarnaises » conclut le prévisionniste de Météo France.

    Le foehn, mangeur de neige

    Bien connu en Béarn, l’effet de foehn se caractérise par l’assèchement d’un vent dominant. Après avoir été entraîné par la circulation atmosphérique au-dessus d’une chaîne montagneuse, son contenu est réduit à l’état de vapeur d’eau. Ce type de vent nous vaut des redoux spectaculaires mais parfois très dangereux, provoquant des risques d’avalanche et d’incendie. C’est lui aussi qui permet aux Palois de prendre l’apéro en bras de chemise et en terrasse au milieu de l’hiver.

    L’effet de foehn est aussi appelé « mangeur de neige », tant il peut faire fondre rapidement le couvert neigeux. Cette capacité est principalement due à leur température, mais la déshydratation de la masse d’air y participe également. Enfin le foehn, que l’on appelle vent d’Autan en Midi-Pyrénées, a aussi la réputation de rendre fou !

    Source: La République des Pyrénées.


  • D’où vient le nom des tempêtes ?

    Source: Sud-Ouest

    Le saviez-vous ? En Europe, choisir le nom d’une tempête n’est plus l’apanage des scientifiques et des météorologues : le grand public peut aussi baptiser les intempéries sur internet, moyennant paiement.

    Samedi 9 février, une nouvelle tempête a pris la relève de Petra et Qumaira pour frapper le littoral atlantique. Son nom : Ruth. © PHOTO AFP
    Samedi 9 février, une nouvelle tempête a pris la relève de Petra et Qumaira pour frapper le littoral atlantique. Son nom : Ruth.
    © PHOTO AFP

    Donner un nom aux ouragans et tempêtes ne date pas d’hier. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) l’explique : il y a longtemps que l’on nomme  les intempéries majeures, afin de faciliter leur identification dans les messages d’alerte en direction du grand public, mais aussi d’améliorer la communication entre les scientifiques. En effet, on mémorise mieux les noms que les chiffres ou les termes techniques.

    • De « Yvonne » à « Ruth »

    En Europe, l’Institut allemand de météorologie, qui dépend de l’université de Berlin donne un prénom depuis 1954 aux tempêtes et aux anticyclones. Depuis 2002, il propose en outre au public de choisir le nom d’une dépression ou d’un anticyclone qui affectera l’Europe dans l’année. La première tempête ainsi baptisée fut « Yvonne », le 21 novembre 2002.  Depuis, bien que les parrains et marraines soient en majorité germanophones, ces noms sont de plus en plus repris par les services météorologiques et les médias européens. Certaines tempêtes célèbres sont même passées dans le vocabulaire de l’Europe entière. C’est le cas, bien sûr, de  Xynthia, la catastrophe terriblement meurtrière de février 2010, mais aussi, plus récemment, de  Christian et Dirk , fin 2013, ou encore deQumeira et Ruthen ce début d’année 2014.

    Les dégâts considérables de la tempête Xynthia, le 1er mars 2010. © PHOTO AFP LEOTY XAVIER
    Les dégâts considérables de la tempête Xynthia, le 1er mars 2010.  © PHOTO AFP LEOTY XAVIER

     

    • Comment ça marche ?

    Vous avez envie de vous venger du mauvais caractère de votre beau-père (ou de votre belle-mère) ? Vous désirez rendre hommage au caractère volcanique de votre nouvelle petite amie (ou petit-ami) ? Voici comment  vous pouvez  donner leur nom à l’une des tempêtes à venir.

    • « Adoptez une tempête »

    « En moyenne, nous nous attendons à nommer entre 50 et 60 anticyclones par an, et environ 150 dépressions ». Institut de Météorologie allemand.

     Le principe est simple : sur son site internetlInstitut de météorologie allemand permet à chacun de proposer les noms des futures tempêtes. Nom de code de la procédure : « Adopt a vortex » (« Adoptez un tourbillon »). Il y a toutefois quelques règles à respecter. Si le coût de l’opération n’est pas exorbitant, elle n’est pas gratuite. Baptiser une dépression ou un anticyclone ? Ce sera selon votre budget. Le prix d’une dépression est de 199 euros, moins cher donc que celui d’un anticyclone : 299 euros.Par ailleurs, oubliez les prénoms ou les noms fantaisistes, comme Cruella ou Dark Vador. Faites aussi une croix sur les noms composés, tels Jean-Pierre ou Marie-Bernadette. Enfin, aucun nom de marque n’est accepté : les fans (ou les détracteurs) de Nutella n’ont donc aucune chance de voir le nom de leur friandise favorite (ou honnie) entrer dans la top liste des tempêtes les plus célèbres de l’Histoire.

    • La théorie des genres appliquée à la météo

    Vous l’avez déjà remarqué, en 2014, les dépressions ont des noms féminins et les anticyclones, qui installent le beau temps, des noms masculins. Mais n’allez pas y voir là une preuve quelconque de sexisme. C’est uniquement parce que nous sommes dans une année paire. Pour pratiquer l’égalité des sexes des phénomènes météorologiques, sachez le, ce sera l’inverse en 2015.

    • « Stephanie. Mon nom est Stephanie… »

    Plusieurs listes sont préparées pour l’année et les scientifiques y prennent les noms par ordre alphabétique. Depuis le 1er janvier 2014, 18 noms ont déjà été utilisés. Pour les dépressions, après Petra et Qumeira, nous en sommes déjà à la lettre R, pour Ruth.  La tempête qui a frappe l’ouest de la France le samedi 8 février, doit ainsi son nom à une certaine Ruth Radeke, une inconnue qui a acheté le nom d’une tempête sur le site « Adopt a vortex ». Comme les listes sont publiques, on sait déjà quelles tempêtes suivront Ruth : il y auraStephanie, puis Tini (nom acheté par une certaine Kristina Gaster), puis Ulla(achetée par Ursula Schweitzer), etc.

    Si vous êtes intéressé, sachez  qu’il reste encore des lettres à acheter pour l’année 2014. Mais au rythme effréné auquel se succèdent les tempêtes cet hiver, il faudra peut-être plusieurs alphabets…

    • Comment baptise-t-on les cyclones ?

    Pour l’Atlantique Nord, une série de six listes utilisées en rotation sert de référence. Ces listes,  contrôlées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sont composées de prénoms masculins et féminins (anglais, français et espagnols en alternance). Toutefois, les noms de cyclones particulièrement meurtriers sont supprimés de la liste et remplacés, afin de ne pas choquer la population. Ce fut le cas de Katrinaen 2005 ou de Sandy en 2012.
    Les noms des cyclones tropicaux dans le secteur de l’océan Pacifique suivent un schéma identique à celui de l’Atlantique nord. Les cyclones tropicaux sont nommés par différents centres météorologiques :centre des typhons de Tokyo et centre américain des ouragans d’Honolulu.