Explication: Effet de Foehn sur Iraty.

SOURCE: Hebdo-Météo

Situé au cœur de la montagne basque dans les Pyrénées Atlantique (64) à 1h30 de l’océan et à quelques kilomètres de l’Espagne, Iraty  reste néanmoins facilement accessible

Les crêtes d’Iraty (1427m) au Pays basque répartis entre la Soule (Larrau), la Basse-Navarre (Mendive et Lecumberry) du côté français et la Navarre du côté espagnol, encadrée par le sommet d’Occabé (1466 m) et le pic d’Orhy (2017 m).s.

 Le relief peut avoir une grande influence sur les précipitations. Ce phénomène s’appelle effet orographique ou effet Foehn, du nom du vent qui souffle dans le relief des Pyrénées.

Comparaison de la force des vents entre les chalets d’Iraty (1300 mètres) et les Cretes d’Iraty (1427m)

Depuis les chalets d’Iraty , il est possible de ce rendre sur les crêtes d’Iraty à pied et en seulement quelques minutes !

A Iraty , il y a une grande différence entre le versant orienté vers le sud, « les crêtes d’Iraty Orgambide » , et le versant exposé au nord, »les chalets d’Iraty ».

En quelques minutes lorsque le vent s’oriente plein sud , vous passez de 70-100km/h à des valeurs ou des vents sont aussi puissant qu’un Ouragan ! En effet la situation géographique des crêtes d’Iraty est en cause !  Une vue imprenable sur la chaine des Pyrénées à 380° est devant vous ! Mais le principal acteur de ces violentes rafales est l’effet venturi !

Ces valeurs peuvent paraître extrêmement rare mais après étude cela ne l’est pas du tout !

Explication effet Venturi

L’effet de Venturi, ainsi nommé d’après le nom du physicien italien Giovanni Battista Venturi (1746-1822), consiste en un phénomène d’accélération du mouvement d’un fluide — l’eau ou l’ air , par exemple — lorsque celui-ci est contraint de suivre un trajet en forme de goulot, c’est-à-dire de passer par un chemin relativement allongé et plus étroit que l’endroit d’où il vient ; il y a plus exactement augmentation de la vitesse du fluide lorsqu’il s’engage dans le goulot, et diminution de sa vitesse lorsqu’il en sort. Ce phénomène, qui apparaît dans un large spectre d’ échelles spatio-temporelles , est d’autant plus sensible que le passage où doit s’introduire le fluide est restreint en largeur. Il se manifeste fréquemment dans les mouvements de l’air à travers des vallées et passages étroits séparant deux montagnes ou chaînes de montagnes ; à l’accélération du vent local ou du vent régional s’ajoutent alors une baisse de la pression atmosphérique et une stimulation des rafales .

Quelles sont les conséquences sur la plaine?

Lorsque le vent rencontre une montagne plus ou moins perpendiculairement, il suit le relief et s’élève.

L’air humide « forcé » à franchir les Pyrénées redescend ainsi nettement plus sec et plus chaud (compression = renforcement des vents en montagne ) sur les versants Français et le piémont au soleil (souvent voilé d’ailleurs).  La visibilité vers les Pyrénées devient exceptionnelle.

foehn

Iraty se situe à quelques km du mur de foehn ! 

Image IPB

Qu’es ce que le foehn ?

Le Foehn est un vent fort, chaud et sec soufflant en direction du versant « sous le vent » des reliefs. En s’élevant le long du versant « au vent », il libère de la chaleur à cause du phénomène de détente adiabatique (baisse de température avec l’altitude). Ensuite, l’air perd son humidité par condensation sous forme de précipitations dès qu’il atteint la saturation et ainsi gagne en chaleur latente (par changement d’état). L’air n’a tout de même plus assez d’énergie pour monter au delà du sommet – s’il n’est pas perturbé par une autre masse d’air – car il est moins chaud et donc plus dense qu’au début. Il redescend ensuite le long du versant opposé, se réchauffe suivant le phénomène de compression adiabatique et se dessèche par compression. En arrivant en bas du versant « sous le vent » l’air est devenu plus sec et plus chaud qu’au début de son ascendance sur la côte « au vent ».

L’effet de Foehn est parfois appelé « mangeur de neige dans les Pyrénées », de par sa capacité à faire rapidement fondre le couvert neigeux. Cette capacité est principalement due à leur température, mais la déshydratation de la masse d’air y participe également. Les foehns peuvent aussi favoriser les feux de forêts, y rendant les régions où ils sévissent particulièrement sèches et en attisant les flammes une fois le feu démarré.

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