Météo en Béarn : les chiffres d’un été pourri

La moyenne saisonnière de référence utilisée pour ce tableau correspond à la période 1981-2010. On y constate que 2014 a été moins froid que 2008 et 2011.

 

C’est clair, en vacances ou pas, on a tous ressenti un été bien pourri. D’autant plus qu’il a suivi un été 2013 ensoleillé. Il a plu 253 litres au m2 en juillet-août contre 100 en été 2013 et il y a eu 7 jours à plus de 30 °C contre 14 en moyenne. En cause, un anticyclone des Açores paresseux qui n’est pas remonté et a laissé passer les perturbations. Retour sur une saison avec les données enregistrées à la station Météo-France de Pau-Uzein.

Un mois de juin chaud et orageux

Les choses avaient pourtant bien commencé. Du 1er au 20 juin, l’ensoleillement était plutôt correct avec de bonnes températures. Mais le jour de l’été, les choses se gâtent. Des lignes orageuses d’air chaud remontent d’Espagne et provoquent une série d’orages, souvent dévastateurs les 22, 23, 24, 25 et 28 juin.

En dix jours, il tombe presqu’autant de pluie que dans un mois entier (73,3 litres au m2 pour une moyenne de juin de 77,2 litres au m2).

Si sur l’ensemble du mois, l’ensoleillement est excédentaire (231,31 heures pour une moyenne de 195,44), on compte onze jours de pluie dont quatre de très fortes pluies contre cinq belles journées ensoleillées, ce qui est dans la moyenne (un beau jour de soleil est un jour où le soleil brille 80 % du temps ou plus). La température moyenne a été de 19,9 °C pour une moyenne de 18,7 °C.

Juillet, le plus mouillé depuis 1977

Juillet commence par une violente grêle d’Oloron à Assat. La Soule est inondée. Elle l’a déjà été le 23 juin et le sera encore le 4 avec des inondations dantesques en Basse Navarre. 102 communes basques seront déclarées en catastrophe naturelle.

Et ça ne va pas s’arranger. Juillet 2014 est le mois le plus pluvieux après celui de 1977 : treize jours de pluie dont cinq à plus de 10 litres au m2. Au total 134,3 litres au m2 dans le mois quand en moyenne il en tombe 56,7. Après dix jours sans soleil, ce dernier apparaît timidement.

Il fera beau du 14 au 19 avec une seule journée chaude le 17 (35 °C à Pau) (relire notre article). Malgré des orages le 28, la fin de mois est plus potable. Toutefois l’insolation est déficitaire (186 heures contre 207,45 en moyenne) et les températures maximales sont en moyenne plus basses que d’habitude (25 °C contre 25,8 °C).

L’automne en août

Frais et peu ensoleillé août laissera un souvenir amer aux vacanciers. S’il a moins plu qu’un mois d’août moyen (62,8 litres au m2 contre 67,5), il a plu souvent, douze jours au total dont un jour de fortes pluies. C’était la litanie automnale des brumes, grisailles, crachins et nuages bas…

Ce temps gris s’accompagne d’un record peu enviable : comme en 1992, il n’y a eu que deux jours bien ensoleillés (les 17 et 25) quand un août moyen en offre 6,6. L’insolation est largement sous la moyenne (168 heures contre 203,41 en moyenne). On ajoute à ça des températures frisquettes inférieures de près de deux degrés à la moyenne (19,5 °C) et la sensation d’été pourri n’en est que plus forte. Et en plus, le soleil n’est venu qu’en fin de mois.

À noter en ce mois décevant, le coup de vent du 8 août (106 km/h à Ger) sous l’orage accompagné d’une tornade qui balaye l’est Béarn du piémont à Soumoulou. Deux autres coups de vent forts ont marqué l’été le 25 juin sur l’Est-Béarn et le 6 juillet de Pau à Vic-Bigorre.

On se consolera en évoquant le temps radieux de la rentrée. Et les prévisions nous promettent des températures agréables au moins jusqu’à mercredi prochain. Cette année, l’été sera indien.

Le week-end, c’est vigilance orange !

Vilain hasard qui a accentué l’impression de mauvais temps. La plupart des vigilances orange aux orages et fortes pluies ont eu lieu en fin de semaine. Météo-France les a lancées les mardi 24 et samedi 28 juin, le vendredi 4 juillet (mais pas le 1er qui l’aurait bien mérité), le samedi 19, les jeudi 24 et vendredi 25, le vendredi 1er août et le vendredi 8, la dernière remontant au 12 août pour des risques de submersion sur la côte.

SOURCE: La République de Pyrénées.

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