Tempête Miguel : jusqu’à 120 km/h vendredi

Tempête Miguel : jusqu’à 120 km/h vendredi

Situation

Vendredi, une dépression très creuse (989 hPa) balaie l’ouest et le nord de la France. Baptisée « Miguel » par les services météorologiques espagnols, cette dépression provoquera un épisode de vents très forts, voire ponctuellement tempétueux.

Observation

Ce jeudi à la mi-journée,la dépression « Miguel » est en phase de creusement entre les Açores et la péninsule ibérique. L’enroulement nuageux commence à se distinguer sur les images du satellite. La dépression remonte vers la Corogne et le Cap Finisterre (Galice Espagnole).

Evolution

Dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’approche de la dépression Miguel, les sommets pyrénéens seront balayés par des vents du Sud violents, jusqu’à 150 km/h en rafales, du côte d’Iraty notamment

Vendredi matin,la dépression Miguel atteindra terre entre le nord de la Gironde et la Vendée. Elle provoquera des vents très forts, entre 100 et 120 km/h sur le littoral et 80 à 100 km/h en rafales sur le Poitou.

Vendredi après-midi, cette dépression progressera rapidement vers la Bretagne et la Normandie. Elle provoquera des rafales de 80 à100 km/h sur l’est des Pays-de-la-Loire, le Centre-Val-de-Loire et le sud de la Normandie. 

Vendredi soir, la dépression atteindra l’est de la Manche. Des rafales de vent de 80 à 90 km/h, localement 100 km/h concerneront le Bassin parisien et la Normandie puis les Hauts-de-France.

Au passage de cette dépression et du fort coup de vent qui l’accompagnera, de fortes averses orageuses se produiront. C’est entre la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire que l’on attend les cumuls les plus importants avec localement 10 à 20 mm de pluie en 24h. Quelques orages pourront éclater au sein de cette dégradation, augmentant localement les cumuls les plus importants, avec jusqu’à 1 à 2 semaines de pluie en quelques heures.

En mer, la tempête Miguel aussi…

En mer, les conditions deviendront mauvaises avec une mer forte à très forte et des vagues de 4 à 6 mètres de haut sur le golfe de Gascogne. En raison de coefficients de marée relativement importants (82), un risque de submersion n’est pas à écarter au moment de la pleine mer vendredi matin.

Petit rappel:

Enfin, il est à noter que si des situations avec de violentes rafales sous des grains orageux ne sont pas inhabituelles en juin, le cas d’une véritable tempête est beaucoup plus rare. Il faut remonter au 7 juin 1987 pour en trouver trace. Elle fut néanmoins limitée spatialement avec des vents violents en Vendée et en Aquitaine, notamment 126 km/h à Biscarosse. En remontant plus loin dans le temps, de fortes tempêtes en juin ont été observées aussi en 1938 dans le nord-ouest de la France (avec des rafales entre 140 et 200 km/h), ou encore le 26 juin 1958 sur la moitié sud (particulièrement en montagne avec 185 km/h au sommet du Puy de Dôme).
Celle prévue pour vendredi ne semble pas aussi forte à priori, mais se caractérisera surtout par la vaste superficie touchée, et possiblement une assez forte intensité, ce qui reste tout de même assez rare.

 
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