• Archives de la Catégorie Froid
  • Risque de neige entre mercredi et vendredi

    Mercredi : déjà des flocons dans l’est 

    La baisse des températures va se confirmer ce mercredi avec d’ores et déjà quelques flocons attendus sur les régions du nord-est et du centre-est, grosso modo des Ardennes en descendant vers la Savoie et le Massif Central. En plaine, du fait de températures encore positives, il s’agira souvent de neige fondante ou de pluie et neige mêlées. C’est à partir de 300 mètres que la neige tombera seule et pourra venir saupoudrer les sols. Dans tous les cas, les précipitations resteront très faibles et intermittentes. 
    Par ailleurs, on retrouvera des giboulées sur les régions bordant la Manche, circulant tout au long de la journée et persistant en cours de nuit suivante. Outre la pluie, grésil et grêle devraient s’observer fréquemment sur ces secteurs. 

    Jeudi : neige en plaine à l’est 

    Dès la nuit de mercredi à jeudi, le refroidissement de l’air va favoriser l’abaissement de la neige jusqu’en plaine entre les Ardennes et les régions de l’est. En cours de journée, les flocons continueront de tomber en plaine sur ces régions, sous forme d’averses. La neige pourra saupoudrer les plaines d’une petite couche souvent temporaire (tenue très aléatoire) tandis qu’une accumulation de plusieurs centimètres est attendue dès les premières hauteurs. 
    De l’ouest de la Champagne au Limousin, un peu de neige fondante pourra s’observer, dans de faibles quantités. Enfin, on retrouvera les giboulées sur les régions bordant la Manche, mêlant pluie, grésil, grêle et neige. Là aussi, les sols pourront temporairement blanchir, notamment sur les hauteurs (collines de l’Artois, collines normandes). 

    Vendredi : encore des flocons dans l’est 

    De petites chutes de neige devraient perdurer en plaine sur les régions de l’est en journée de vendredi, principalement des frontières au Massif Central. Là encore, un saupoudrage sera possible en plaine bien que la tenue restera aléatoire dans les fonds de vallées. Dès les premières hauteurs, quelques centimètres pourront s’accumuler, venant s’ajouter à ceux tombés la veille. On attend également de fortes chutes de neige dans les Pyrénées, jusqu’au piémont (limite pluie/neige vers 300 mètres).
    De la Champagne jusqu’à l’Aveyron et au Tarn, quelques flocons sont attendus, dans de bien faibles quantités. Des giboulées seront toujours d’actualité près de la Manche, pouvant s’accompagner de neige le matin puis de grêle en après-midi.

  • Météo dans le Sud-Ouest : pourquoi l’été indien n’arrivera pas

    Depuis la rentrée, c’est mauvais temps tous les jours ou presque. Et cela fait 25 ans que l’on n’avait pas vu ça. 

    Crédit photo: La République des Pyrénées

    14 septembre. Oubliées les terrasses ensoleillées et les pique-niques sur la plage. Place aux parapluies et aux bottes en caoutchouc. Certains ont même déjà rallumé les chauffages face à la fraîcheur des nuits. Un comble, alors que techniquement, c’est toujours l’été. Et ça ne devrait pas s’arranger avant un certain temps…

    La première quinzaine la plus froide des 25 dernières années

    « Ce n’est pas qu’une impression », confirme Patrick Lavergne, du service de prévision interrégional de Météo France à Bordeaux. « On a un temps particulièrement maussade pour la saison. Au niveau des températures, il s’agit des plus froides des 25 dernières années dans la région, avec par exemple une moyenne de 21 degrés à Bordeaux, alors qu’il faisait plutôt autour des 25 degrés l’année dernière. On avait même enregistré un épisode caniculaire autour du 10 septembre avec 35 degrés.Tous les jours, les maximales sont en dessous des normales de saison, ce qui est assez rare », explique-t-il.

    « En seulement 9 jours en septembre, il était tombé en pluie l’équivalent d’un mois » 

     

    Pour ne rien arranger, cette fraîcheur inhabituelle s’accompagne d’un taux d’ensoleillement particulièrement faible. « Ces phénomènes s’expliquent par le fait que nous nous trouvions dans un régime de vent nord-nord ouest qui ramènent des perturbations qui circulent plus bas que d’habitude, explique Patrick Lavergne. Généralement, ces régimes perturbés arrivent en octobre-novembre et on bénéficie encore en septembre des vents du sud qui réchauffent rapidement l’atmosphère ». Le service météorologique a ainsi comptabilisé qu’en seulement 9 jours en septembre, il était tombé en pluie l’équivalent d’un mois. 

    Un temps de rentrée particulièrement difficile à encaisser après un été déjà en demi-teinte. « Cet été dans la région, les températures étaient en moyenne toujours en dessous des normales saisonnières, alors qu’elles étaient supérieures aux normales dans le reste de la France. Les deux dernières semaines d’août ont été particulièrement chaudes. Le changement en septembre a été brutal ».

    Week-end pourri en perspective

    Et ça ne va pas s’arranger tout de suite. Météo France prévoit un week-end particulièrement pluvieux et frais. « On attend des giboulées samedi avec des minimales situées entre 6 et 9 degrés en moyenne. Dimanche, les températures seront un peu moins fraîches, mais le soleil se fera rare, et la pluie fréquente. Les températures maximales seront comprises entre 15 et 17 degrés en moyenne ». 

    Mais bonne nouvelle, Météo France prévoit une amélioration progressive à partir de mardi. « On prévoit des maximales autour de 23 degrés à partir de mercredi et du soleil ». De là à savoir s’il faut faire une croix sur les étés indiens, « c’est très aléatoire, on ne peut pas dire si c’est un phénomène qui va s’accentuer ou non. On a tendance à ne se souvenir que des plus belles arrières-saisons, mais elles ne sont pas systématiques », conclut Patrick Lavergne. 

    Source Sud-Ouest


  • ❄️La neige continue de tomber sur les Pyrénées ❄️

    Ce dimanche matin, la neige est tombée sur les sommets des Pyrénées, d’Artouste à Cauterets, en passant par la Mongie.

    C’est un peu comme si l’été était déjà fini, et que nous avions sauté la case automne. La neige est déjà présente sur les sommets des Pyrénées. Et les stations béarnaises et bigourdanes se sont empressées de le faire savoir. 

     

    A Artouste, en Béarn, la webcam a saisi les premières chutes de neige. 

    « Blanchette is back » se réjouit la station de Cauterets (Hautes-Pyrénées) en publiant une photo du Cirque de Lys. 

    La page Facebook de Météo Pyrénées a ainsi recensé plusieurs sites Pyrénées où la neige est apparue. De bon augure pour la saison hivernale ?

    Source: La République des Pyrénées


  • Le grand froid, comme la canicule, constitue un danger

    N’en déplaise aux grincheux qui nous répètent inlassablement, qu’en « hiver il fait froid et en été il fait chaud », comme le rappelle Météo France, « une vague de froid est un épisode de temps froid caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique ». Et comme la canicule, cela « constitue un danger ». Déjà pour les personnes sans abri (si vous en voyez une, appelez le 115). 

    Par ailleurs, outre les risques de neige et de verglas, « le grand froid diminue, souvent insidieusement, les capacités de résistance de l’organisme, il peut conduire une hypothermie ou provoquer des engelures voire des gelures », prévient Météo France. « Comme la canicule, le grand froid peut tuer indirectement en aggravant des pathologies déjà présentes, comme d’éventuels problèmes cardio-vasculaires. » D’autant que ce coup de froid tombe en pleine épidémie de grippe saisonnière. 

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    SOURCE Sud-Ouest


  • La pire vague de froid depuis cinq ans

    La vague de froid de cette semaine sera la plus forte enregistrée depuis 2012. ARCHIVES JL BORDERIE

     

    Le froid devrait à nouveau s’installer sur la France à partir de lundi. Les températures se situeront 4 à 8 degrés en-dessous des normales 

    Après un dimanche hivernal et perturbé, en particulier en Île-de-France et en Corse, placées en vigilance orange « neige-verglas », le temps sera plus calme à partir de lundi mais le froid fera son grand retour par le nord-est. Les températures seront inférieures en moyenne de « quatre à huit degrés » aux normales saisonnières, selon Météo-France, qui ne s’attend toutefois pas à des records de froid. 

     Les températures minimales devraient s’échelonner entre –5 et –10°C, voire bien moins localement sur les sols enneigés et dans le Nord-Est », selon les prévisions. « De nombreuses régions, à l’exception des littoraux atlantiques et méditerranéens, connaîtront des journées sans dégel dès le mardi 17

    Pas aussi froid depuis 2012

    Un épisode qualifié de « très hivernal » qui devrait durer au moins jusqu’à la fin de la semaine. Sans compter que la sensation de froid sera accentuée par un vent de nord-est. Rien à voir toutefois avec les « vagues de froid historiques comme celles de février 1956 ou de janvier 1985 ».

     Le coup de froid attendu, qui survient après une forte tempête hivernale, ne devrait pas non plus avoir la même intensité que la dernière vague de froid notable, en 2012, selon Météo France. C’est cependant la première fois depuis cette date que le pays connaîtra « un froid aussi généralisé et peut-être durable », précise Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo-France.

    Dans le Sud-Ouest, surtout à partir de mardi

    Dans le Sud-Ouest, c’est surtout à partir de mardi qu’il fera froid. Lundi, la région sera épargnée avec des températures comprises en moyenne entre 5°C en Dordogne, et 9°C sur le littoral. Pas de neige chez nous a priori, mais de la pluie.

    Mardi, en revanche, comme dans le reste de le France, les températures vont chuter. Elle resteront proches de zéro, voire légèrement en dessous, au meilleur de la journée. Même chose mercredi, jeudi et vendredi. Et gare aux brouillards givrants. Toutefois, tout le Sud-Ouest bénéficiera en journée d’un soleil radieux. Voilà qui achève de faire fondre nos espoirs de neige…

    Avalanches : risque élevé dans les Pyrénées

    Dans les Pyrénées, la vigilance est de mise puisque le risque d’avalanches est toujours maintenu au niveau 4 sur 5 échelons. 

    Samedi, une randonneuse a trouvé la mort dans une coulée de neige qui avait emporté trois personnes dans la Vallée d’Ossau (Pyrénées), son compagnon avait été évacué après une grave hypothermie. Dimanche à 18h, les accès routiers vers le Col du Pourtalet et vers la Pierre-Saint-Martin seront fermés en raison des fortes chutes de neige. 

    Carte de la vigilance de Météo France lundi matin à 7h45
    Carte de la vigilance de Météo France lundi matin à 7h45

    SOURCE Sud Ouest


  • Vague de froid attendue sur la France cette semaine

    Une semaine glaciale !

    Bulletin officiel de Météo France

    A partir de lundi, le temps sera plus calme mais le froid fera son retour par le nord-est.

    Les températures minimales devraient s’échelonner entre -5 et -10°C, voire bien moins localement sur les sols enneigés et dans le Nord-Est.

    De nombreuses régions, à l’exception des littoraux atlantiques et méditerranéens, connaîtront des journées sans dégel dès le mardi 17.

    Le vent de nord-est accentuera encore la sensation de froid.

    Cet épisode très hivernal devrait se poursuivre au moins jusqu’en fin de semaine.

    La dernière vague de froid significative sur l’hexagone s’était produite en 2012 lors de la première quinzaine de février.

     

    Pour en savoir plus sur les vagues de froid, consultez notre dossier.

    Retrouvez également les conseils de comportement à adopter en cas de grands froids

    Pour suivre l’évolution de la situation, consultez nos prévisions météorologiques et la carte de vigilance  sur la France.


  • La neige arrive enfin sur les Pyrénées

    La neige est enfin arrivée sur les stations Pyrénéennes depuis la nuit dernière.

    Les cumuls devraient se situer en 50cm et 1m d’ici la fin de semaine. Les températures vont baisser à partir de vendredi, avec la dépression toujours présente, on pourrait avoir quelques flocons en plaine durant le weekend, notamment dans la nuit de samedi à dimanche.

    Affaire à suivre !

    Image FLUOFUN 


  • Voici pourquoi même lorsqu’il ne doit pas neiger, il peut neiger quand même

    C’est l’hiver. Les amateurs de glisse, les enfants et les plus romantiques d’entre nous attendent avec impatience la neige. Ce lundi 2 janvier, 18 départements (du nord de la France, évidemment) ont été plus ou moins exaucés. Plus ou moins, car ces départements étaient certes placés en vigilance neige, mais également verglas, en pleine journée. Une journée classée orange sur les routes par Bison Futé qui plus est.  

    « La pluie, la neige ou la pluie verglaçante sont des précipitations provenant des nuages », comme l’explique Météo France. Mais qu’est-ce qui les différencie ? 

    Pluie, neige ou pluie verglaçante ?

    « Si ces précipitations ne traversent pas de couches d’air à température positive, elles arrivent au sol sous forme de neige, lorsque les températures y sont proches de 0°C ou négatives », selon Météo France. « Au contraire, lorsque la neige arrive dans des zones de l’atmosphère où la température est positive, elle fond et se transforme en pluie ». 

    A quelle moment la neige cède la place à de la pluie verglaçante ?
    A quelle moment la neige cède la place à de la pluie verglaçante ?

    CRÉDIT PHOTO : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

    Mais « dans certains cas assez rares, la température diminue et redevient négative au voisinage du sol ». Dans ces conditions, la pluie (ou bruine) reste liquide. Lorsque ces gouttes percutent le moindre obstacle (sol, objet), elles gèlent instantanément et forment un dépôt de glace compact et lisse : le verglas ». Ce sont les pluies verglaçantes. En France, les épisodes de pluies verglaçantes se produisent généralement durant une période de transition, lorsqu’un redoux succède à un temps froid persistant.

    Les pluies verglaçantes sont dues à des gouttes qui gèlent instantanément en atteignant le sol, formant une couche de glace compacte et très glissante...
    Les pluies verglaçantes sont dues à des gouttes qui gèlent instantanément en atteignant le sol, formant une couche de glace compacte et très glissante…

    CRÉDIT PHOTO : COUILLAUD PASCAL

    Trois types de neige

    Tout est question de température donc ? Il s’agit bien du « paramètre clef de la prévision des chutes de neige », répond Météo France. Et par exemple, « sous nos latitudes, la neige tombe en plaine par une température sous abri le plus souvent comprise entre –5°C et +1°C« , précise encore l’organisme de prévisions. Ainsi, on rencontre fréquemment des épisodes de neige dès la deuxième quinzaine du mois de novembre jusqu’en mars ou avril, parfois même au mois de mai.

    La neige humide est la plus fréquente et la plus indésirable en plaine.
    La neige humide est la plus fréquente et la plus indésirable en plaine.

    CRÉDIT PHOTO : BONNAUD GUILLAUME

    Mais d’autres paramètres entrent également en jeu et déterminent la qualité de la neige : l’humidité de l’air et le vent. Car il existe trois types de neige :

    – La neige sèche, qui ne contient pas d’eau liquide. Légère et poudreuse, elle est fréquente en montagne où elle tombe souvent par température nettement inférieure à 0°C. 
    La neige humide, ou collante, qui tombe par température légèrement positive. Elle contient un peu d’eau liquide, ce qui la rend collante ou pâteuse et assez lourde. C’est la plus fréquente en plaine.
    La neige mouillée, qui tombe par température nettement positive (entre +1°C et +3°C) et contient beaucoup d’eau liquide. Très lourde, elle peut fondre puis regeler sous forme de plaques de glace.

    La neige « industrielle » due à la pollution

    Le 31 décembre, plusieurs régions de France s’étaient déjà réveillées sous un manteau blanc. Mais cette neige n’est pas tout à fait naturelle. Dite « industrielle », celle-ci est due à « la conjonction de températures négatives, du brouillard et d’un niveau élevé de pollution aux particules », comme l’expliquait le 8 décembre le directeur interrégional de Météo-France à Strasbourg, Yves Grégoris.

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     Paysages à nouveau blanchis par la dans la moitié nord ce matin : il s’agit de neige industrielle ou de  

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    Après 3 jours de brouillard, la neige de pollution blanchit une partie de l’Alsace-Lorraine.  

    Un phénomène peu courant mais qui n’est pas si rare non plus et qui doit beaucoup aux épisodes de pollution aux particules qui ont touché la France ces dernières semaines. Toujours est-il que cette neige « industrielle » est, selon Météo France, « particulièrement difficile à prévoir », en raison de la conjonction de phénomènes dont elle dépend. 

    Pourquoi la neige est-elle si difficile à prévoir (en plaine) ?

    Perturbation météo, température de l’air, température au sol, humidité… La neige dépend de tellement de paramètres qu’elle est très difficile à prévoir. Et s’il est vrai qu’elle a plutôt tendance à tomber en plaine par des températures de l’ordre de –5°C à +1°C, elle peut aussi tomber (plus rarement) à des températures tournant autour des 3°C. 

    Sans parler des épisodes de pollution aux particules et ce que Météo France qualifie de neige dite par « isothermie ». Il s’agit d’un phénomène local délicat à prévoir et rare en plaine. Le principe : « lorsque les précipitations sont à la fois soutenues et durables, elles abaissent progressivement la température de l’air qu’elles traversent jusqu’à 0°C. La neige fond alors à des altitudes de plus en plus basses et finit par atteindre le sol ». Selon Météo France, des épisodes de neige par « isothermie » ont par exemple été observés en janvier 1980 à Carcassonne, en février 1983 à Landivisiau (Finistère), en janvier 1992 à Perpignan, en décembre 1997 sur la région parisienne, et, plus récemment, en décembre 2009 dans la Nièvre.

    Bref, autant de phénomènes qui font que même si il ne doit pas neiger, finalement, il peut neiger quand même…

    SOURCE Sud-Ouest


  • Les glaciers des Pyrénées en voie de disparition

    Depuis 2001, la superficie des glaciers pyrénéens est passée de 5 km2 à 3 km2, et ils risquent de disparaître d’ici 2050, selon Pierre René, de l’Association pyrénéenne de glaciologie, qui les mesure chaque année depuis quinze ans. Entretien.

    Pyrénées : "très probable" que les glaciers disparaissent d'ici 2050

    En quoi consistent vos mesures des glaciers pyrénéens? 

    « Il existe une trentaine de glaciers dans les Pyrénées. Le critère, c’est la pérennité, c’est-à-dire quelque chose qui a été là de mémoire d’homme, avec donc une masse importante. (…) Les paramètres mesurés sont longueur, surface, volume. Dans les glaciers des régions tempérées, on fait des mesures physiques, selon un protocole qui est bien défini et répété à l’identique tous les ans. On a choisi neuf glaciers témoins, avec surtout un glacier, le plus grand, avec le plus de données anciennes, qui fait l’objet des mesures les plus poussées: le glacier d’Ossoue, à Vignemale, sur la commune de Gavarnie (Hautes-Pyrénées), entre 2 800 et 3 200 mètres. »

    Comment les glaciers ont-ils évolué depuis le début de vos mesures, en 2001 ?

    « Une quinzaine de glaciers ont disparu dans les Pyrénées, c’est-à-dire qu’ils sont tellement morcelés, réduits, qu’ils ne font plus partie de l’inventaire. La superficie totale est passée de 5 km² à 3 km². En termes de longueur, en moyenne, ils perdent 10 mètres par an, et en termes d’épaisseur — avec une moyenne sur les deux glaciers principaux, Ossoue et la Maladeta — autour de 1,2 m chaque année. La tendance générale est à la régression, mais comme toujours avec le climat, c’est en dents de scie. On peut noter deux années particulièrement défavorables aux glaciers, 2012 et 2015. Entre les deux, 2013 et 2014, les glaciers se sont pratiquement maintenus.

    « Les glaciers vont continuer de diminuer et de disparaître ».

    On sait que les glaciers ont été bien plus importants, on a des chiffres autour de 1850. Il y avait une centaine de glaciers et la superficie totale était de 23 km². Le glacier d’Ossoue a perdu 1 km de long par rapport à cette date. C’est difficile d’avoir des éléments sur l’évolution annuelle, précise, de cette période ancienne jusqu’à aujourd’hui, mais on sait quand même que par le passé, ça a fluctué beaucoup, avec des périodes où ils ont énormément régressé comme dans les années 1940 — une période qui est peut-être analogue à ce qu’on a aujourd’hui. Mais, même si aujourd’hui, ce n’est pas un record de vitesse de fonte, il y a quand même une différence : l’activité humaine est mise en cause. »

    Quelles conclusions peut-on en tirer pour l’avenir ?

    « Les glaciers sont le reflet direct de l’atmosphère, puisque la vie d’un glacier résulte des précipitations hivernales et des températures estivales. En termes de précipitations, ce n’est pas facile de dégager des tendances. Par contre, au niveau des températures, on sait que ça augmente, et comme il est prévu que ça continue, les glaciers vont continuer de diminuer et de disparaître. Il est très probable qu’au milieu du XXIe siècle, il n’y ait presque plus de glaciers dans les Pyrénées. »

    Source: MIDI LIBRE