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  • 4 questions sur le flux « Moscou-Paris »

    Il va faire très froid la semaine prochaine. Une vague de grand froid venue de Sibérie est attendue à partir de dimanche sur une grande partie de la France, avant de nouvelles chutes de neige en milieu de semaine. Quatre questions sur ce flux « Moscou-Paris », qui va faire chuter nos thermomètres. 

    1. D’où vient la vague de froid ?

    Elle est connue sous le nom de « Moscou-Paris ». Une vague de masses d’air froid intense va se propager la semaine prochaine depuis la Sibérie vers toute l’Europe occidentale, sur un corridor large de plusieurs centaines de kilomètres. 

    Un phénomène rare en cette fin de mois de février. Les vagues de froid les plus importantes ont généralement lieu entre fin décembre et mi-février, explique ainsi Météo France. Mais des épisodes « précoces » ou « tardifs » sont possibles.

    La France n’a pas connu d’épisode tardif aussi notable depuis fin février-début mars 2005, lorsque des records de froid pour un mois de mars avaient été battus dans plusieurs villes le 1er mars (-15°C à Romorantin, -13°C à Poitiers, -12°C à Bergerac…). Pour cette année, Météo France ne prévoit pas de records.

    2. Quelles températures ?

    Cet air sibérien doit arriver dimanche après-midi sur le quart nord-est de la France, avant de « s’engouffrer sur le pays lundi et mardi », a indiqué ce vendredi 23 février Emmanuel Demaël, prévisionniste chez Météo France.

    Lundi, mardi et mercredi devraient être ainsi les journées les plus froides de l’hiver, avec des minimales attendues entre -5°C et -10°C (-2°C à -4°C sur les zones littorales), soit 7 à 11 degrés sous les normales de saison. Sur la moitié nord, le froid pourrait durer au moins jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

    La sensation de froid sera augmentée par le vent. Le corps fabrique en effet à la surface de la peau une petite couche d’air plus chaud. Lorsqu’il y a du vent, cette couche isolante est continuellement balayée, et le corps, qui tente sans cesse de la recréer pour rétablir l’équilibre, se refroidit.

    La semaine prochaine, il faudra ainsi « enlever au moins 5 degrés aux températures affichées par les thermomètres » pour obtenir la température ressentie, a expliqué Emmanuel Demaël.

    Avec un vent moyen attendu de 20 à 30 km/h et des rafales entre 50 à 70 km/h, les températures ressenties pourraient plonger jusqu’à « -15°C à -17°C » en plaine, et au moins -25°C en montagne, a-t-il précisé.

    3. Quand et où va-t-il neiger ?

    La neige devrait faire son apparition à partir de mercredi. « Une offensive neigeuse » est attendue sur la partie sud de la France, y compris les zones littorales, du sud-ouest à la Côte d’Azur en passant par le Massif central et la vallée du Rhône, selon Emmanuel Demaël.

    La neige va ensuite remonter jeudi plus au nord. Le prévisionniste a indiqué :

    Ça demande encore à être affiné, mais on risque d’avoir un épisode neigeux conséquent sur une grande partie du pays jeudi et vendredi.

    4. Quel dispositif pour les SDF ?

    Le plan grand froid a d’ores et déjà été réactivé mercredi dans 29 départements, permettant d’ouvrir plus de places d’hébergement pour les sans-abri.


  • Épisode de grand froid la semaine prochaine

    Un épisode de froid prononcé est attendu la semaine prochaine.

    À partir de dimanche 25 février, l’anticyclone va se renforcer sur la Scandinavie et diriger sur la France de l’air glacial en provenance de Russie. Mardi 27 et mercredi 28 février devraient être les journées les plus froides de l’épisode.

    On devrait observer des températures minimales de -6 à -10 °C au nord et à l’est de l’Hexagone, -2 à -6 °C sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique et dans les plaines du Sud-Ouest, 0 à -4 °C près de la Méditerranée.

    En journée, les températures maximales resteront souvent voisines de 0 °C, et même parfois négatives du Nord à l’Île-de-France et au Nord-Est ; elles  atteindront 2 à 6 °C sur les régions les plus méridionales, soit des valeurs 8 à 10 degrés sous les normales saisonnières (établies sur la période 1981-2010). En outre, un vent de nord-est persistant, notamment au nord de la Loire, accentuera  la sensation de froid.

    De telles valeurs sont assez remarquables à cette époque de l’année. Il faut souvent remonter à la vague de froid de fin février/début mars 2005 pour trouver des températures aussi basses voire plus à la même époque .

    Pour en savoir plus, consulter notre dossier « Grands froids »

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  • Pluie: record en vue en fin de semaine

    © PHOTO Theillet Laurent

    Des pluies intenses et de la neige à 900 mètres sont prévues ces jeudi 25 et vendredi 26 janvier. Le cumul des précipitations s’approche des records.

    Avec 427 litres d’eau tombés sur les Pyrénées-Atlantiques (225 relevé sur la station de MétéOrthez) depuis début décembre, la pluviométrie approche les records des années passées. « Nous atteignons le 5e rang des périodes les plus pluvieuses« , constate Stéphane Defoy, prévisionniste de Météo France.

    A titre de comparaison, sur la troisième marche du podium, à la même période en 2013, il avait plu 439 litres par mètre carré.

    Janvier particulièrement arrosé
    Le mois de janvier n’est pas terminé et il est déjà tombé deux fois plus d’eau qu’à la normale. Et une pluie intense et discontinue va s’empiler, jeudi et vendredi, sur le Pays basque.
    Il devrait tomber entre 50 et 60 litres d’eau par mètre carré. Ces cumuls seront les plus importants du Sud-Ouest. Et il devrait neiger à 900 mètres », ajoute Stéphane Defoy.

    Source: SUD-OUEST


  • Vague de mousse sur la côte Basque (Biarritz)

    La grand plage de Biarritz a été recouverte ce mercredi d’une large couche de mousse !  Un spectacle impressionnant qui n’a pas duré, les services municipaux étant intervenus en fin de journée.

    Biarritz sous la mousse ! C’est le spectacle auquel ont eu droit ses habitants ce mercredi. La grande plage et même la rue étaient entièrement recouvertes d’écume comme en attestent ces images tournées par le site Surfing Biarritz.

    Piétons, cyclistes et automobilistes étaient contraint de circuler avec prudence dans ce qui ressemblait à une mare de chantilly… La faute aux intempéries qui sévissaient sur la côte  en ce début de semaine. Pluie et vents forts avaient conduit Météo France à placer le littoral en alerte orange.
     
    La plage et la rue ont été nettoyées mercredi après midi par les services municipaux. 

    Source: France3 Régions  –  Vidéo: Surfing Biarritz


  • Grande douceur cette semaine

    Après une première quinzaine de novembre relativement fraîche sur l’Hexagone, cette semaine est marquée par une grande douceur qui gagnera progressivement l’ensemble du pays sous l’influence d’un flux de sud.

     Une semaine très douce

    Sous l’action d’un dôme d’air chaud d’altitude combinée à de hautes pressions sur l’ouest du bassin méditerranéen, la moitié sud du pays connaît des températures très agréables dès ce début de semaine. Elles étaient déjà globalement douces du pied des Pyrénées aux rivages de la Grande Bleue, et atteignaient même les 20 °C en plaine héraultaise et en Roussillon (jusqu’à 21 °C à Perpignan). Après une matinée bien fraîche dans le sud, avec de nombreuses gelées en plaine (jusqu’à -5,5 °C à Apt dans le Vaucluse, ville la plus froide de France ce mardi matin, -2 °C à Aix-en-Provence, Albi ou Lyon) , les maximales gagneront généralement quelques degrés ce mardi après-midi, et seront alors comprises entre 15 et 23 °C sur la moitié sud, soit 3 à 8 degrés au-dessus des normales saisonnières d’une fin de mois de novembre*. Après une relative fraîcheur sous les fréquentes grisailles du sud-ouest hier lundi, le radoucissement sous le soleil sera très net avec 4 à 8 degrés de plus que la veille en général.
    De mercredi à vendredi, la douceur se généralisera à la totalité de l’Hexagone. En cause, un flux de sud, situé entre de hautes pressions méditerranéennes et une vaste zone dépressionnaire atlantique, qui va se renforcer et véhiculer cet air chaud vers les frontières septentrionales. Les températures dépasseront alors fréquemment le seuil des 15 °C, y compris au nord de la Loire où, mise à part la pointe bretonne, le soleil reviendra, et des pointes à 20 °C ou localement plus pourront être observées au pied des Pyrénées**. Elles se situeront alors généralement de 4 à 8 degrés au-dessus des valeurs de saison et plutôt dignes d’un mois d’octobre. À l’échelle nationale, le pic de douceur devrait être atteint jeudi 23.

    Anomalie de température prévue à partir du 20 novembre 2017 pour ces 5 prochains jours.

    Cliquer sur la carte pour l’agrandir

    Cet épisode de grande douceur ne présente toutefois pas de caractère exceptionnel. Il suffit en effet de remonter à l’année passée pour trouver des températures aussi élevées, voire plus. On avait alors relevé 20,3 °C à Nevers le 21 novembre 2016 (record de température élevée entre la dernière décade de novembre et le début d’hiver) mais aussi 24 °C à Saint-Girons, 18 °C à Bourges et 17 °C à Paris et Lyon. D’autres épisodes plus doux encore ont été observés par le passé, par exemple, fin novembre 2014 et 2006. Sur les régions du nord, les records de douceur correspondent d’ailleurs à des températures situées 2 degrés environ au-dessus des valeurs maximales attendues cette semaine.

     

    Perturbé et venteux entre mercredi et vendredi sur le Nord et l’Ouest

    Entre mercredi 22 et jeudi 23, un coup de vent est attendu de la Bretagne au pas de Calais : Le vent de sud-ouest se renforcera tout au long de la journée de mercredi sur la Bretagne pour atteindre  les 80 à 90 km/h, localement 100 à 110 km/h en soirée sur les caps exposés avant de glisser durant la nuit en Manche. Le vent sera également présent dans l’intérieur des terres sur le nord-ouest mercredi puis sur toute la moitié nord jeudi, soufflant en rafales de 60 à 70 km/h, . Par ailleurs, le vent de sud se renforcera dès mercredi du nord de la vallée du Rhône au Val de Saône (rafales de 60 à 70 km/h).

     

    Ces vents seront associés à des passages nuageux et pluvieux sur le Nord-Ouest, et des entrées maritimes vers le golfe du Lion, donnant quelques gouttes particulièrement aux abords des Cévennes.
     

    Vers une dégradation et un net refroidissement en fin de semaine

    Ce temps perturbé pourrait à nouveau donner lieu à un fort coup de vent sur le nord du pays vendredi et devrait  ensuite se décaler vers le sud et l’est  au cours du week-end en épargnant toujours  le pourtour méditerranéen, qui pourrait néanmoins connaître à son tour un épisode de fort vent. Il laissera place à une masse d’air nettement refroidie, avec à la clé des températures hivernales la semaine prochaine. 

    *Moyennes calculées sur la période 1981-2010. 

    **Températures les plus élevées prévues cette semaine en quelques villes de France (entre parenthèse la moyenne à cette période de l’année) :
    21 °C à Biarritz (14 °C), 20 °C à Perpignan (15 °C), 19 °C à Bordeaux (13 °C), 17 °C à Paris (10 °C) et Lyon (9,5 °C), 16 °C à Strasbourg (8°C) et Rennes (11,5 °C), 15°C à Lille (9 °C). 
    ***En 2014, douceur continue du 18 au 30 novembre, avec une anomalie à l’échelle nationale supérieure à 6 °C les 22 et 23 novembre.
    Fin novembre 2006, au cours d’un mois aux températures excédentaires à partir du 8, pic de douceur avec des anomalies supérieures à 7 degrés les 24 et 25 novembre.

  • Un nuage couleur arc-en-ciel photographié en Gironde.

    Ce rare nuage coloré s’appelle un nuage iridescent ou irisé. PHOTO D’INTERNAUTE / MARINE TILLÉ

    Il s’agit d’un nuage iridescent ou irisé, photographié mercredi dernier à Floirac, vers 17 heures.

    « Je travaillais sur le feu et la diffraction de la lumière justement quand j’ai vu ce nuage arc-en-ciel », explique Marine Tillé, artiste photographe. Elle s’est alors empressée de photographier ce magnifique phénomène, qui s’est produit mercredi dernier à Floirac, en Gironde. 

    Selon l’Observatoire français des tornades et des orages violents Keraunos, on appelle ce phénomène nuage iridescent ou irisé. Il s’agit d’un nuage peu épais, le plus souvent cirrostratus, cirrocumulus ou altocumulus, dont l’écartement des gouttes ou de cristaux de glace provoque, par diffraction, une irisation de la lumière, donnant un aspect coloré rappelant un arc-en-ciel. 

    Météo France précise qu’une irisation comme celle-ci entre dans la catégorie des photométéores, ces phénomènes optiques de l’atmosphère engendrés par réflexion, réfraction, diffraction ou interférences de la lumière solaire ou lunaire. On retrouve dans cette catégorie des phénomènes tels que l’arc-en-ciel justement, l’arc circumzénithal ou encore les aurores polaires

    Source: Sud-Ouest


  • Octobre 2017 : chaud et exceptionnellement sec

    Octobre 2017 se caractérise sur la France par une douceur remarquable en seconde partie de mois et par un déficit de pluviométrie souvent proche des records dans le Sud.  
    Les températures ont été très douces hormis un pic de fraîcheur du 6 au 8 octobre. En milieu de mois, la France a connu des températures dignes d’une fin d’été. De plus, les 25 et 26, sur une grande partie du pays, les maximales ont souvent atteint des valeurs jamais mesurées si tardivement dans l’année, comme le 25 avec 27,5 °C à Tulle et le 26 avec 24,4 °C à Nantes, 27,7 °C à Clermont-Ferrand ou 28,2 °C à Toulouse. En moyenne sur le mois et sur le pays, la température devrait être supérieure à la normale* de 1,4 °C. 
    Les passages perturbés ont été peu fréquents et peu actifs sur l’ensemble de l’Hexagone, épargnant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur où les cumuls mensuels de pluie dépassent rarement 1 mm.  Le déficit*, supérieur à 50 % sur la moitié nord du pays, a été le plus souvent supérieur à 70 % sur la moitié sud, hormis sur l’ouest du Languedoc-Roussillon concerné par un épisode méditerranéen les 18 et 19. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur connaît une sécheresse record depuis le début des mesures. En moyenne sur la France et sur le mois, le déficit pluviométrique, supérieur à 60 %, est proche des valeurs records avec octobre 1969, 1971, 1978 et 1985. 
    L’ensoleillement, proche de la normale** de la Bretagne aux frontières du Nord, a été généreux sur le reste du pays avec un excédent le plus souvent supérieur à 20 %. Sur le quart sud-est et la Corse, de nombreux records devraient être enregistrés. D’ores et déjà, l’ensoleillement a dépassé les valeurs records pour un mois d’octobre à Ambérieu (Ain), Bastia (Haute-Corse) et Nice (Alpes-Maritime).  
    *Moyenne de référence 1981-2010.
    **Moyenne de référence 1991-2010.

    SOURCE: Météo-France


  • L’ouragan Ophelia pourrait frôler l’ouest de la France dimanche ou lundi

    Selon les prévisionnistes, Ophelia, ouragan de catégorie 1, peut suivre deux trajectoires : soit vers le Portugal, soit vers le Golfe de Gascogne.

    Lundi 9 octobre, une tempête tropicale s’est formée sur l’Atlantique. Baptisée Ophelia, elle a atteint mercredi le stade d’ouragan de catégorie 1 (sur 5), ce qui en fait le 10e de la saison.

    En cette fin de semaine, cet ouragan se dirige lentement vers les Açores, selon la Chaîne Météo. Par la suite, deux scénarios sont possibles : tout en s’affaiblissant, soit Ophelia se dirigera vers le Portugal, soit il remontera « vers le Golfe de Gascogne, le large de la Bretagne puis les îles britanniques en frôlant l’ouest de la France ». C’est d’ailleurs cette deuxième possibilité que semblent pour l’instant privilégier les météorologistes. 
    #Ophelia est à présent un ouragan, le 10ème de la saison 2017 dans l’Atlantique.

    Chaleur et vent 

    Ophelia pourra garder ses propriétés tropicales à l’approche de nos régions, ce qui augurera à la France des températures inhabituellement douces« , souligne dans Ouest-France Gaëtan Lèches, prévisionniste chez Météo France. D’ailleurs, à l’avant de la tempête tropicale, Météo France a d’ores et déjà annoncé un week-end quasi-estival, en particulier dans le Sud-Ouest, où les températures pourraient grimper jusqu’à 28°C, et ce jusqu’à lundi.

    En revanche, le coup de vent ne concernerait véritablement que la pointe bretonne puis l’Irlande. Une grosse houle de 8 mètres se propagera alors dans les parages », tempère La Chaîne Météo. Il est toutefois possible qu’après le passage d’Ophelia, d’autres coups de vent balaient l’ouest de la France dans le courant de la semaine.

    Il faudra tout de même attendre quelques jours pour être fixé car la trajectoire d’Ophelia est pour l’instant relativement incertaine. Et il est donc « encore trop tôt pour se prononcer sur les conséquences possibles en France », estime La Chaîne Météo. 

    Source: SUD-OUEST